À la suite de la publication de plusieurs articles et messages sur les réseaux sociaux lançant un appel à l’aide en faveur de l’actrice M’Mah Soumah, dite »M’Maama », figure respectée de la Troupe Pèssè, le Directeur général du Bureau guinéen du droit d’auteur (BGDA), Moussa Fofana, est sorti de son silence pour apporter des clarifications sur la situation de l’artiste.
Selon Moussa Fofana, l’actrice fait partie des premiers bénéficiaires de cette couverture sanitaire instaurée depuis plusieurs années au profit des artistes et professionnels de la culture. Il précise que tous les frais liés à ses soins sont couverts à hauteur de 100 %, notamment les consultations, examens médicaux, hospitalisations, interventions chirurgicales, médicaments ainsi que les évacuations sanitaires lorsque cela s’avère nécessaire.
« L’État n’a pas abandonné cette femme. Le traitement qu’elle suit actuellement est entièrement pris en charge par le ministère de la Culture à travers cette police d’assurance », a-t-il déclaré.
Le Directeur général du BGDA a également regretté la diffusion d’informations qu’il juge non vérifiées par certains médias et acteurs des réseaux sociaux. Selon lui, les auteurs des publications incriminées auraient dû recouper leurs informations auprès des services compétents avant de conclure à une absence de soutien institutionnel.
Moussa Fofana a par ailleurs indiqué que les responsables du BGDA ont pris contact avec la famille de l’artiste après la publication des articles. D’après lui, les proches de M’Mah Soumah se sont dits surpris par le contenu de ces publications et auraient affirmé n’avoir sollicité aucune campagne publique de collecte de fonds.
Le patron du BGDA rappelle que cette assurance maladie a été mise en place pour répondre à la vulnérabilité sociale des artistes, dont la plupart ne disposent ni de contrats de travail permanents ni de couverture sociale classique. Initialement destinée à un peu plus de mille bénéficiaires, l’initiative couvre aujourd’hui près de deux mille artistes, écrivains et autres professionnels de la culture.
Tout en reconnaissant que la maladie et la mort relèvent de la volonté divine, Moussa Fofana estime que cette politique publique constitue une réponse concrète aux difficultés sociales auxquelles sont confrontés les créateurs culturels. Il assure enfin que le BGDA reste en contact permanent avec la famille de M’Mah Soumah et continue de suivre l’évolution de son état de santé.

