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Kankan : le procès Maciré la Lionne Kaba contre ArtMan renvoyé au 30 juin après une audience électrique

Le tribunal de première instance de Kankan a connu une forte affluence ce mardi, à l’occasion de l’audience opposant l’influenceuse Maciré la Lionne Kaba au rappeur ArtMan, dans l’affaire liée au morceau « La grande du quartier ».

Très attendu par la population locale, ce procès a attiré de nombreux citoyens, curieux, proches des deux parties et passionnés de musique. Dès leur arrivée au palais de justice, les deux protagonistes ont été accueillis par des réactions contrastées, entre soutiens affichés et huées, témoignant de la tension autour de ce dossier.

À la barre, les débats ont été marqués par plusieurs échanges entre les parties, leurs avocats et le tribunal. L’artiste, poursuivi à la suite d’une plainte déposée par l’influenceuse, a contesté avoir visé une personne précise à travers son œuvre.

Selon ArtMan, le morceau ne serait pas une attaque personnelle, mais plutôt une expression artistique inspirée d’une réalité sociale. Il affirme avoir appelé ses mélomanes à éviter toute interprétation visant directement une personne.

Interrogé par le tribunal sur l’identité de la personne concernée par la chanson, l’artiste a répondu :

« Non, moi je chante pour le monde entier. Celui ou celle qui en fait une question personnelle ne devrait pas s’en prendre à moi. »

De son côté, Maciré la Lionne Kaba a maintenu ses accusations, estimant que certains passages du morceau faisaient clairement référence à sa personne.

Durant plusieurs heures, les avocats des deux camps ont multiplié les questions, afin de clarifier les circonstances ayant conduit à cette procédure judiciaire.

Après les débats, le tribunal de première instance de Kankan a décidé de renvoyer l’affaire au 30 juin prochain pour les réquisitions du ministère public et les plaidoiries.

Très commentée à Kankan et largement relayée sur les réseaux sociaux, cette affaire dépasse désormais le simple cadre d’une polémique musicale. Elle pose la question des frontières entre liberté artistique, interprétation d’une œuvre et protection de l’image d’une personne.

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