Malgré les lois et les campagnes de sensibilisation, le mariage précoce continue de briser des destins. Dans la préfecture de Lélouma, trois dossiers récemment examinés par la justice de paix ont conduit à plusieurs condamnations. Un signal fort d’un durcissement face à une pratique qui prive encore de nombreuses jeunes filles de leur enfance et de leur droit à l’éducation.
Les faits dans ces différents dossiers se sont déroulés tous au cour de ce mois de mai. Deux dans la sous-préfecture de Parawol et un dans celle de Diountou.
Des peines identiques sont prononcées contre l’ensemble des personnes poursuivies dans ces trois affaires liées au mariage précoce. A signaler que ce sont en tout 10 personnes qui sont mises en cause. Les filles victimes quant à elles, ne sont âgées que de 17 ans.
Après les débats, les prévenus sont tous reconnus coupables des faits de mariage précoce et mise en danger de personnes.
Pour la répression, les personnes mises en cause sont condamnées à deux ans assorti de sursis et au payement d’une amende de 2 millions chacune et les dépenses mises à leurs charges.
Ces trois dossiers traités par la justice de paix rappellent que le mariage précoce demeure un défi majeur pour les communautés et les autorités.
Au-delà des condamnations, la lutte passe aussi par l’éducation, la sensibilisation et une mobilisation collective pour garantir aux enfants un avenir plus sûr.

