Au-delà d’un simple rendez-vous culturel, l’événement se veut une vaste campagne de sensibilisation sur l’importance des archives dans la construction de l’histoire nationale et la transmission de la mémoire collective.
« C’est une première pour nous. Nous allons consacrer toute une semaine aux archives, avec des expositions, des panels, des visites, des ateliers et des conférences pour aborder toutes les dimensions de la conservation et de la valorisation du patrimoine documentaire », a expliqué Tamba Benoît Kamano, secrétaire général du gouvernement.

Pendant six jours, le public pourra découvrir des documents historiques rares, des archives audiovisuelles, des objets du musée de l’Armée, ainsi que des témoignages retraçant les grandes étapes de l’histoire de la Guinée, de la période coloniale à la Ve République.
Cette initiative intervient dans un contexte où la question de la sauvegarde des archives est devenue plus sensible. Lors des échanges avec les journalistes, M. Kamano est revenu sur le vandalisme ayant touché les locaux de la RTG2 de Boulbinet dans la foulée du changement de régime du 5 septembre 2021.
« Nous avons déploré le vandalisme qui a consisté à dévaliser la RTG de Boulbinet. Heureusement, une grande partie des archives audiovisuelles avait déjà été sauvegardée et restaurée grâce au travail de l’Institut national de l’audiovisuel », a-t-il affirmé.
Selon lui, les archives historiques de la radio et de la télévision nationales, notamment des images de l’indépendance, des discours des premières années de la République et des documents relatifs à la naissance de l’armée guinéenne, ont pu être préservées malgré les dégâts enregistrés sur le site.
Pour les organisateurs, cette semaine doit également servir à sensibiliser les détenteurs d’archives privées. Historiens, chercheurs, écrivains et simples citoyens sont invités à contribuer à la préservation de documents susceptibles d’enrichir le patrimoine national.
« Les archives ne concernent pas uniquement l’État. Beaucoup de citoyens possèdent des documents précieux qui racontent une partie de notre histoire. Nous voulons les encourager à les partager et à les préserver », a souligné Fatoumata Diaraye Diallo, directrice générale adjointe de l’institut national de l’audiovisuel.
Des délégations venues de plusieurs pays africains, notamment du Sénégal, du Gabon, du Tchad, du Bénin et de la Côte d’Ivoire, sont également attendues pour partager leurs expériences en matière de conservation et de numérisation des archives.

