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Mory Kaba sort les griffes : « Nous sommes de l’opposition [parlementaire] »

À peine les résultats définitifs des élections législatives et communales validés par la Cour suprême, le président du Parti Avenir de la Guinée Nouvelle (AGN), Mory Kaba, a donné le ton de la prochaine législature. Lors d’une conférence de presse animée ce dimanche 21 juin 2026 au siège de son parti, le nouveau député n’a laissé planer aucun doute sur ses ambitions : conquérir la présidence de l’Assemblée nationale, incarner une opposition offensive et peser sur les grandes décisions de l’État.

Face à la presse, aux militants et aux cadres de son parti, Mory Kaba s’est présenté comme l’un des visages de la nouvelle génération politique prête à bousculer les habitudes parlementaires.

«Nous avons quatre députés et nous ne sommes pas alliés à la GMD, ce qui fait de facto, comme on l’a dit en termes jurisprudentiels, de l’opposition. Donc ce qui veut dire que nous sommes dans la perspective aussi de mettre en place un groupe parlementaire et comme je l’ai dit à l’Assemblée nationale, il faudrait que notre pays change de carte, parce que quand vous regardez le plus souvent, nous sommes souvent dans la répétition, l’immobilisme, le recommencement, c’est-à-dire que nous ne sommes pas dans le cadre des propositions, l’alliance contre nature. Or, à l’Assemblée nationale, toutes les positions doivent se défendre et désormais nous nous appelons AGN les circonstancialistes, parce que c’est une idéologie. », a-t-il lancé.

Pour sa première expérience électorale, l’AGN revendique une percée significative avec quatre députés élus à l’Assemblée nationale et plus d’une vingtaine de conseillers communaux à travers le pays. Pour Mory Kaba, ces résultats constituent le point de départ d’une aventure politique beaucoup plus ambitieuse.

«Le peuple nous a donné sa confiance. Cette confiance nous oblige désormais à agir et à défendre ses intérêts avec fermeté », a-t-il affirmé.

Sans détour, Mory Kaba a estimé que le Parlement guinéen a besoin d’un nouveau souffle. Selon lui, l’Assemblée nationale doit rompre avec les pratiques du passé.

« Il faut que notre pays change de cap. Nous sommes souvent dans la répétition, l’immobilisme et le recommencement. Les Guinéens attendent désormais des propositions et des résultats...», a-t-il déclaré.

Abordant le rôle que son parti entend jouer dans le contrôle de l’action gouvernementale, le président de l’AGN a réaffirmé sa volonté de défendre les intérêts des citoyens et d’influencer les orientations des pouvoirs publics.

« Nous allons défendre le peuple dans toute sa plénitude, en faisant dans nos débats, dans les médias. Parce que le rôle d’un député est de construire des débats de fond, puis de donner une clarification à une ministre. Mais par contre, nous pouvons influencer les décisions du gouvernement et de l’État lui-même. Dans ce cas-là, la défense des intérêts de l’État, la défense de l’intérêt des Guinéens parce que l’AGN vient non pas pour défendre des intérêts particuliers, non pas pour défendre une touche, mais pour défendre tous les Guinéens dans toute leur diversité, dans toute la dimension possible. Avec nos députés à l’assemblée nationale, nous allons œuvrer à ce que chaque Guinéen soit payé à partir de 800 dollars au moins », a-t-il martelé.

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