Longtemps parmi les nationalités les plus représentées dans les flux migratoires vers l’Italie, les Guinéens ne constituent désormais qu’une part marginale des arrivées irrégulières sur le territoire italien. C’est ce que révèlent les dernières statistiques publiées par Infomigrants ce vendredi 19 juin 2026.
Entre le 1er janvier et le 18 juin 2026, seulement 174 ressortissants guinéens ont été enregistrés parmi les migrants arrivés de manière irrégulière en Italie. Un chiffre très faible comparé à celui des Bangladais, qui occupent la première place avec près de 3 900 arrivées, ou encore des Somaliens, dont plus de 1 400 ressortissants ont rejoint les côtes italiennes durant la même période.
Les données mettent en évidence une baisse spectaculaire de la migration guinéenne vers l’Italie au cours des trois dernières années :
- 2023 : environ 18 000 arrivées ;
- 2024 : environ 3 500 arrivées ;
- 2026 (au 18 juin) : seulement 174 arrivées.
De manière générale, les ressortissants d’Afrique de l’Ouest, notamment de la Guinée, du Mali et de la Côte d’Ivoire, représentent désormais moins de 10 % des quelque 13 000 entrées irrégulières enregistrées en Italie depuis le début de l’année 2026.
Cette tendance s’inscrit dans un recul global des arrivées migratoires en Italie. Le pays est passé de près de 157 000 arrivées en 2023 à environ 66 000 en 2025, soit une diminution de plus de 60 %.
Selon les observateurs, cette baisse s’explique en grande partie par le renforcement des politiques de contrôle migratoire et les accords conclus entre l’Union européenne, l’Italie et plusieurs pays de transit.
La Tunisie, notamment, a renforcé depuis 2023 sa coopération avec Rome afin de limiter les départs de migrants depuis ses côtes. De son côté, la Libye bénéficie depuis plusieurs années d’un soutien financier et logistique destiné à ses garde-côtes, chargés d’intercepter les embarcations en mer et de ramener les migrants sur le territoire libyen.

