Le gouvernement guinéen durcit le ton contre la fraude aux examens nationaux. Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement pré-universitaire, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, a annoncé l’interpellation de quatre présumés fraudeurs dans le cadre du déroulement des évaluations nationales en cours.
Dans une publication sur sa page Facebook, le ministre a précisé que les personnes concernées ont été remises aux services compétents. « Quatre présumés fraudeurs ont été interpellés et remis aux services compétents dans le cadre des examens nationaux. Ces arrestations traduisent la détermination des autorités à préserver la crédibilité de nos évaluations et à garantir l’égalité des chances pour tous les candidats qui comptent sur leur travail, leur mérite et leurs efforts pour réussir », a-t-il déclaré.
Face à la multiplication des tentatives de diffusion de sujets et de corrigés sur les plateformes numériques, le ministre a lancé un avertissement à l’endroit des personnes impliquées dans ces pratiques.
Il a notamment cité les applications de messagerie et les réseaux sociaux tels que WhatsApp, Messenger et Telegram, régulièrement utilisés pour partager illégalement des contenus liés aux examens.
« Je lance un appel solennel à tous ceux qui seraient tentés de participer à des réseaux de fraude ou de partager des sujets et corrigés via WhatsApp, Messenger, Telegram ou tout autre canal de communication : arrêtez immédiatement. La fraude n’est pas une opportunité, c’est une infraction passible de poursuites judiciaires », a insisté Alpha Bacar Barry.
Le ministre a également assuré que son département ne fera preuve d’aucune complaisance à l’égard des auteurs et complices de ces actes, qu’il s’agisse des candidats, des intermédiaires ou encore des administrateurs de groupes de discussion servant à la circulation des sujets.
« Le ministère ne ménagera aucun effort pour identifier et traduire devant la justice toute personne impliquée, qu’elle soit candidate, intermédiaire, administrateur de groupe ou complice », a-t-il prévenu.
Le ministre a enfin appelé à une mobilisation collective pour défendre les valeurs de mérite, d’intégrité et d’excellence au sein du système éducatif guinéen, estimant que la crédibilité des diplômes nationaux dépend du respect des règles par tous les acteurs concernés.

