L’Association Textil’Art Africa a animé ce lundi une conférence de presse à la Maison de la Presse de Guinée autour du thème : « Le textile traditionnel africain, de l’héritage à la création ». Une rencontre qui a permis aux organisateurs de présenter les ambitions de la troisième édition de cet évènement panafricain dédié à la promotion du patrimoine vestimentaire africain.
Prenant la parole au nom de la présidente de l’association, Abdourahman Maté Pépouna a rappelé que Textil’Art Africa est avant tout une vision née du constat que les tissus traditionnels africains, malgré leur richesse historique et culturelle, demeurent insuffisamment valorisés tant sur le continent que sur la scène internationale.
« Nos textiles sont magnifiques, riches de sens, d’identité et de savoir-faire. Pourtant, ils restent souvent cantonnés aux cérémonies traditionnelles, alors qu’ils portent chacun une histoire et un héritage transmis de génération en génération », a-t-il souligné.
Selon lui, les deux premières éditions, organisées sous l’appellation La plus belle tenue traditionnelle, ont permis de fédérer plusieurs pays africains autour de la promotion du patrimoine vestimentaire. Aujourd’hui, le projet a pris une nouvelle dimension pour devenir une véritable plateforme culturelle et économique au service des artisans, stylistes et acteurs du textile africain.
Cette troisième édition marque une étape majeure dans l’évolution de l’initiative. Pour la première fois, la grande finale se déroulera physiquement en Guinée, du 12 au 20 janvier 2026, selon les conférenciers.
A en croire, Abdourahman Maté Pépouna, le choix de la Guinée ne relève pas du hasard. « La Guinée est une terre de culture, de tradition, d’artisanat et de créativité. Nous avons trouvé ici une réelle volonté d’accompagner les initiatives de valorisation du patrimoine culturel africain », a expliqué Abdourahman Maté Pépouna.
Au programme figurent notamment des immersions culturelles, des visites touristiques, des rencontres artistiques, des galas et une grande finale internationale destinée à mettre en lumière la créativité africaine et la richesse de ses traditions textiles.
Pour les organisateurs, l’enjeu dépasse largement le cadre d’une compétition. Il s’agit de démontrer que les traditions africaines peuvent évoluer avec leur temps, s’intégrer à la mode contemporaine et trouver leur place dans les industries culturelles et numériques de demain.
Intervenant à son tour, Juste Parfait Wenddenda Zombré a insisté sur la nécessité de valoriser toute la chaîne de production textile, depuis les savoir-faire ancestraux jusqu’aux créations modernes portées au quotidien.
« Cette compétition vise à accompagner, encourager et galvaniser les artisans, les teinturiers, les tisserands et tous ceux qui œuvrent à la préservation de notre patrimoine textile », a-t-il déclaré.
Il a également rendu hommage aux anciens, dépositaires de ces savoirs transmis de génération en génération, tout en rappelant la dimension résolument panafricaine du projet.
« Aujourd’hui, l’Afrique se déplace en Guinée », a-t-il affirmé, précisant que huit pays africains participeront à cette édition à travers leurs ambassadeurs culturels.
Pour les promoteurs de Textil’Art Africa, ces ambassadeurs constituent de véritables relais de promotion culturelle et touristique. À travers leur influence et leur visibilité, ils contribueront à faire rayonner l’image de la Guinée et à mettre en avant ses immenses potentialités touristiques et culturelles.
Au-delà du textile, l’événement ambitionne ainsi de faire découvrir au monde les richesses du continent africain, tout en renforçant les liens entre les peuples autour d’un héritage commun.
Avec cette troisième édition, Textil’Art Africa entend confirmer sa place parmi les grandes initiatives panafricaines de promotion culturelle, en faisant du textile traditionnel africain un levier de création, d’innovation et de développement.

