Site icon Guinéenews©

Procès en appel du 28 septembre : le col. Bienvenu Lamah reste en prison avant les plaidoiries décisives

Le tribunal criminel délocalisé de Dixinn a franchi une nouvelle étape dans l’examen du dossier du colonel Bienvenu Lamah, poursuivi pour son implication présumée dans les événements du 28 septembre 2009. À l’issue de l’audience tenue ce lundi, les juges ont rejeté une nouvelle demande de remise en liberté provisoire introduite par la défense et ordonné le maintien de l’accusé en détention.

Cette requête est intervenue après l’audition du commandant de la gendarmerie régionale de Conakry, le général de brigade Aguibou Tall, dont le témoignage était particulièrement attendu par les avocats du prévenu. Selon ces derniers, les précisions apportées par l’officier supérieur sur le camp de Kaliah, notamment concernant l’existence des archives administratives couvrant la période 2009-2010 et les fonctions effectivement exercées par leur client, confortaient leur thèse de l’innocence.

Avant de statuer sur cette demande, le tribunal a examiné plusieurs éléments de preuve versés au dossier. Les magistrats ont notamment visionné des séquences vidéo comprenant des interviews accordées à des médias ainsi que des extraits d’auditions enregistrées lors du premier procès relatif aux massacres du 28 septembre. Parmi les intervenants dont les déclarations ont été projetées figurent le commandant Toumba Diakité, Marcel Guilavogui et le témoin Mamadi Soumaoro.

À travers cet exercice, la juridiction a cherché à confronter les différents témoignages et éléments recueillis au cours de l’instruction afin d’apprécier avec davantage de précision le degré d’implication du colonel Bienvenu Lamah dans les faits qui lui sont reprochés.

Après délibération, le tribunal a rendu sa décision sur le siège en rejetant la demande de remise en liberté provisoire formulée par la défense. Le colonel Lamah demeure ainsi placé en détention préventive, une mesure à laquelle il est soumis depuis novembre 2022.

Par ailleurs, les juges ont prononcé la clôture des débats, mettant un terme à la phase consacrée à l’examen des faits et des preuves. L’affaire a été renvoyée au 22 juin 2026 pour les réquisitions du ministère public et les plaidoiries des différentes parties. Une étape décisive avant que la juridiction ne se retire pour délibérer et rendre son verdict.

Quitter la version mobile