La hausse du prix de l’eau en sachet continue de susciter de vives inquiétudes à Siguiri. Depuis plusieurs mois, consommateurs, détaillants et producteurs font face à une augmentation progressive du coût de ce produit de première nécessité. Une situation que les acteurs du secteur attribuent essentiellement à la flambée des prix des matières premières.
Pour Sidiki Cissé, détaillant, cette hausse ne dépend pas de la volonté des revendeurs.
« Avant, nous achetions le paquet d’eau entre 3 500 et 4 000 GNF et nous le revendions à 5 000 GNF. Aujourd’hui, nous l’achetons entre 5 000 et 6 000 GNF. Nous sommes donc obligés de le revendre entre 6 000 et 7 000 GNF pour espérer dégager un bénéfice », explique-t-il.
Face à cette situation, il appelle les autorités à faciliter l’accès aux matières premières utilisées dans la fabrication des emballages plastiques.
À l’origine de cette hausse, Moussa Sanoh, vendeur de rouleaux de plastique, évoque les perturbations du marché international.
« Le prix du plastique a fortement augmenté. Le kilogramme de rouleau se vendait auparavant entre 25 000 et 30 000 GNF. Aujourd’hui, il atteint 40 000 GNF. Cette situation est liée aux difficultés d’approvisionnement sur le marché international », indique-t-il.
Les propriétaires d’unités de production d’eau installées à Siguiri partagent le même constat. Selon eux, la dépendance de la Guinée aux importations d’intrants rend difficile toute maîtrise des coûts de production au niveau local.
Interrogé sur cette situation qui impacte directement le quotidien des ménages, le service préfectoral du Commerce de Siguiri n’a pas souhaité se prononcer, indiquant réserver ses interventions à la presse publique.
En attendant d’éventuelles mesures des autorités, les habitants de Siguiri continuent de subir la hausse du prix de l’eau en sachet, devenue une charge de plus en plus lourde pour les ménages.

