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Kiniéro : la nouvelle mine d’or qui fait bouger Kankan

Il y a un nom que les habitants de la région de Kankan entendent de plus en plus souvent depuis quelques mois : Kiniéro. C’est celui d’une nouvelle mine d’or, entrée en production en février 2026, et qui est en train de devenir l’un des employeurs les plus importants de la Haute-Guinée.

Une production qui démarre fort

Les chiffres impressionnent. Sur les trois premiers mois de l’année, la mine a déjà produit plus de 38 000 onces d’or. À titre de comparaison, c’est l’équivalent de plus d’une tonne. Et ce n’est qu’un début : l’objectif, c’est de produire en moyenne 139 000 onces par an pendant neuf ans.

L’opérateur, le groupe Predictive Discovery, est une entreprise cotée à la Bourse de Sydney, en Australie. Ce qui signifie que l’opération est suivie de près par des investisseurs internationaux, et qu’elle doit respecter des standards exigeants, y compris en matière sociale et environnementale.

Des emplois et des compétences pour la Haute-Guinée

C’est sans doute là que se trouve la nouvelle la plus importante pour les Guinéens. La mine emploie aujourd’hui plus de 500 personnes directement. À cela s’ajoutent en moyenne plus de 1 100 sous-traitants nationaux qui travaillent pour son compte. Pendant la phase de construction, ils étaient près de 1 000 au total.

Plus original : un centre de formation régional a été ouvert sur place. Il doit permettre aux jeunes de la région d’acquérir des compétences techniques qui leur serviront sur la mine, mais aussi, demain, sur d’autres sites industriels.

De l’argent qui revient à l’État et aux communautés

Chaque once produite à Kiniéro génère des recettes. La loi guinéenne prévoit que la mine reverse 5 % de redevance, 1 % au développement local, et 30 % d’impôt sur les sociétés. À cela s’ajoute un Fonds de développement local doté de près de 2 millions de dollars par an — soit environ 18 milliards de francs guinéens — destiné à financer des projets utiles aux populations vivant à proximité.

Et ce n’est que le début

Le plus impressionnant, c’est que Kiniéro n’est que la première étape. À quelques kilomètres, le groupe prépare déjà un autre projet aurifère encore plus grand : Bankan, qui vise une production de 250 000 onces par an sur douze ans. Une troisième opération, Mansounia, viendra prolonger Kiniéro.

Mis bout à bout, ces trois projets pourraient générer plus de 6 milliards de dollars de retombées pour la Guinée sur les années à venir. Soit, pour la Haute-Guinée, une perspective qu’elle attendait depuis longtemps.

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