Diplômés, qualifiés et porteurs d’ambitions, ils restent pourtant confrontés à une réalité persistante : le chômage. Les membres du Collectif des Personnes Handicapées Diplômées de Guinée ont une nouvelle fois fait entendre leur voix. Réunis devant la presse ce mercredi 10 juin 2026, ils ont exhorté les autorités à prendre des mesures concrètes en faveur de leur insertion professionnelle, notamment dans la fonction publique.
Pour ces jeunes, l’obtention d’un diplôme n’a pas suffi à garantir l’accès au marché de l’emploi. Malgré un parcours universitaire souvent marqué par des difficultés financières, des obstacles liés à l’accessibilité et des préjugés sociaux, beaucoup peinent encore à décrocher un poste.
« Derrière chaque handicap, il y a un diplôme, un rêve et une dignité », ont rappelé les responsables du collectif, dénonçant une situation de marginalisation qui touche de nombreux diplômés en situation de handicap à travers le pays.
Les responsables du collectif plaident notamment pour une intégration exceptionnelle à la fonction publique. Ils rappellent qu’une telle mesure a déjà été prise par le passé, permettant à plusieurs personnes handicapées d’intégrer l’administration publique.
Pour les défenseurs des droits des personnes handicapées, la question de l’emploi dépasse la simple insertion professionnelle. Elle touche également à la dignité, à l’autonomie financière et à la participation citoyenne. Ils estiment qu’une meilleure représentativité des personnes handicapées dans l’administration publique constituerait un signal fort en faveur de l’inclusion.
À travers cette déclaration, le collectif a lancé un appel au président de la République, le général Mamadi Doumbouya, au Premier ministre Amadou Oury Bah, ainsi qu’à la ministre Patricia Lamah, afin que des solutions concrètes soient apportées à leurs préoccupations. Les membres espèrent que leur plaidoyer sera entendu et suivi d’effets.
Alors que la Guinée affiche de grandes ambitions de développement à travers plusieurs projets structurants, ces jeunes diplômés souhaitent, eux aussi, prendre part à cette dynamique. Leur message reste clair : le handicap ne doit pas être un obstacle à la reconnaissance du mérite ni à l’accès à l’emploi.

