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Simandou 2040 : la Guinée lance un ambitieux programme agricole de plus de 18 milliards de dollars

La cérémonie officielle de lancement des projets et réformes du pilier 1 (Agriculture) du programme Simandou 2040 s’est tenue ce vendredi 5 juin au chapiteau du Palais du Peuple, à Conakry.

L’événement a réuni plusieurs membres du gouvernement, des représentants du Comité stratégique Simandou ainsi que la direction du Guinea Development Board. Cette rencontre visait à présenter les projets structurants du secteur agricole, destinés à promouvoir le développement durable et à renforcer l’économie nationale à travers la valorisation du potentiel agricole du pays.

Prenant la parole à cette occasion, la ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, Aminata Kaba, a dévoilé cinq programmes majeurs destinés à bâtir une agriculture moderne, productive et compétitive. Elle a également mis en avant les 13,7 millions d’hectares de terres arables dont dispose la Guinée, tout en saluant la vision du président de la République, le général Mamadi Doumbouya.

« Ce moment solennel s’inscrit dans la vision éclairée de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Mamadi Doumbouya, Chef de l’État, qui nous rappelle avec insistance qu’il ne saurait y avoir de souveraineté véritable sans souveraineté alimentaire. La Guinée est prête. Le Programme Simandou 2040 est notre boussole. Aujourd’hui, nous posons les fondations d’une nouvelle agriculture guinéenne : une agriculture moderne, industrielle, productive, compétitive, inclusive et durable », a-t-elle déclaré.

La ministre a ensuite insisté sur les immenses potentialités agricoles du pays et sur les retombées attendues du programme en matière d’emplois et de création de richesses.

« Une agriculture qui crée de la valeur, qui génère des emplois et des opportunités pour chaque Guinéen. Le programme Simandou est bien plus qu’une initiative économique ; il constitue une chance historique pour la Guinée. Il ouvre une nouvelle voie vers la croissance, le développement, l’emploi et la prospérité. Il traduit la volonté ferme du Chef de l’État de bâtir un modèle agro-industriel souverain, résilient et compétitif », a-t-elle souligné.

Selon elle, le volet agricole du programme prévoit plus de 18 milliards de dollars d’investissements. Parmi les objectifs annoncés figurent la structuration de 5 000 coopératives agricoles, le développement d’une centaine d’agrégateurs ainsi que la création de centres d’agrégation équipés pour le stockage, le tri, la calibration et la conservation des produits agricoles.

Le programme prévoit également la construction et la réhabilitation de plus de 20 000 kilomètres de pistes rurales, ainsi que la mise en place de centres de collecte modernes et de magasins communautaires. Ces infrastructures devraient contribuer à réduire les pertes post-récolte, améliorer la qualité des produits et assurer un approvisionnement régulier des marchés.

Intervenant au nom des partenaires techniques et financiers, la représentante pays du Fonds international de développement agricole (FIDA) a rappelé le rôle central de l’agriculture dans le développement économique et social.

« L’agriculture demeure au cœur de la vie économique et sociale de nos pays. Elle fait vivre la majorité des ménages ruraux et emploie une grande partie de la population. Dans un contexte mondial marqué par les perturbations des chaînes d’approvisionnement, les effets croissants du changement climatique et la volatilité des prix alimentaires, investir dans l’agriculture nationale n’est pas seulement un choix stratégique, c’est une nécessité absolue », a-t-elle affirmé.

Elle a également réitéré l’engagement des partenaires techniques et financiers à accompagner la mise en œuvre du programme Simandou 2040, tout en soulignant l’importance de la mobilisation des ressources nécessaires à sa réalisation.

Pour sa part, le ministre secrétaire général à la Présidence, le général Amara Camara, a mis en lumière la place stratégique de l’agriculture dans le programme Simandou 2040 et a appelé l’ensemble des acteurs à contribuer à sa réussite.

« Le programme, tel qu’il a été conçu, repose sur une contribution de l’État à hauteur de 30 %, tandis que le secteur privé représente 70 % des investissements prévus pour les quinze prochaines années. Cela signifie que ce programme de développement se réalisera avec la participation de tous, acteurs publics, opérateurs privés et partenaires au développement. Chacun doit jouer pleinement son rôle pour accompagner le développement de notre pays », a-t-il déclaré.

La cérémonie a pris fin par une projection audiovisuelle consacrée au programme, suivie de la présentation détaillée des différents projets et d’un déjeuner offert aux participants.

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