Le gouvernement guinéen et l’Initiative pour le Bassin du Niger (INEM) ont franchi une étape importante, ce jeudi 4 juin 2026, avec la signature d’un protocole d’accord marquant une nouvelle orientation dans la mise en œuvre du projet du barrage de Fomi.
A travers ce document, les deux parties actent officiellement la séparation des composantes énergétique et hydro-agricole du projet, une décision destinée à accélérer la réalisation de cet ouvrage stratégique pour le développement du pays.
Désormais, le barrage de Fomi sera recentré sur ses missions essentielles de production d’énergie et de régulation des ressources hydriques. Quant au volet hydro-agricole, il fera l’objet d’études techniques et de mécanismes de financement distincts.
Cette réorganisation vise à lever les obstacles qui ont longtemps ralenti l’avancement du projet et à permettre une reprise rapide des travaux sur le terrain.
Pour les autorités, cette signature constitue une avancée majeure. « Cela signifie que dans les prochains jours, les financements pourront être mobilisés et que les travaux vont reprendre. Le projet a déjà connu trop de retards. Il est aujourd’hui essentiel de faire en sorte que les projets structurants et intégrateurs soient portés par l’ensemble des départements concernés afin que chacun s’y reconnaisse pleinement », a indiqué un responsable impliqué dans le dossier.
L’enthousiasme était également perceptible chez les personnalités ayant accompagné le projet depuis ses premières phases.
« Je suis particulièrement heureuse de participer à cette cérémonie de signature. J’ai contribué à faire avancer ce projet lorsque j’étais au ministère de l’Énergie. Voir aujourd’hui ce département conclure un accord avec le secteur agricole pour une meilleure prise en charge du volet agricole est une grande satisfaction », a confié la cheffe de cabinet duministère de l’hydraulique.
Pour l’Etat guinéen, cette étape représente un pas supplémentaire vers le démarrage effectif des travaux d’un projet considéré comme l’un des plus ambitieux du pays. A terme, le barrage de Fomi à usages multiples devrait contribuer significativement à l’augmentation de la capacité nationale de production d’électricité tout en renforçant la sécurisation du bassin du fleuve Niger.
Au-delà de ses retombées énergétiques, le projet est également porteur d’importantes perspectives de développement local. Il prévoit notamment la réalisation d’infrastructures connexes et l’aménagement de voies d’accès régionales destinées à favoriser les échanges économiques et l’intégration territoriale.

