Les États-Unis s’apprêtent à réduire considérablement le nombre de leurs représentations diplomatiques en Afrique habilitées à traiter les demandes de visa. Selon une information rapportée par Reuters, citant l’Associated Press (AP), le nombre d’ambassades et de consulats concernés passerait de 50 à seulement 20 dans les prochaines semaines.
D’après AP, qui s’appuie sur trois responsables américains ainsi qu’une note interne, cette réorganisation s’inscrit dans le cadre d’une réforme des services consulaires américains sur le continent africain.
Si elle est effectivement mise en œuvre, cette mesure pourrait compliquer les démarches de nombreux demandeurs de visa africains, qui seraient contraints de se rendre dans un nombre plus limité de représentations diplomatiques pour déposer leurs dossiers.
L’administration américaine n’a pas encore détaillé les pays qui conserveront ces services ni les modalités pratiques de cette restructuration. Et pour l’heure, aucune date précise n’a été communiquée concernant l’entrée en vigueur de cette réduction des services de traitement des visas en Afrique.
Cette annonce intervient dans un contexte où le président américain Donald Trump poursuit une politique migratoire particulièrement restrictive. Depuis plusieurs années, la lutte contre l’immigration irrégulière et le renforcement du contrôle aux frontières figurent parmi les principaux axes de son action politique.
Cette mesure intervient alors que plusieurs pays africains sont déjà visés par les restrictions migratoires américaines. Parmi eux figurent notamment le Tchad, la Somalie, le Soudan, la Libye, l’Érythrée, la Guinée équatoriale et la République du Congo. Le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Soudan du Sud ont également été ajoutés à la liste des pays soumis à des restrictions renforcées par l’administration Trump.
À noter que la Guinée ne figure pas parmi les pays africains frappés par une interdiction totale de voyage, mais elle fait partie des pays dont le traitement des visas d’immigration a été fortement restreint dans le cadre des nouvelles politiques migratoires américaines.

