Les citoyens guinéens étaient appelés aux urnes ce dimanche 31 mai 2026 à l’occasion des élections législatives et communales. À Télimélé, les premières heures du scrutin ont été marquées par une faible affluence dans plusieurs centres de vote visités par notre rédaction.
Dans la commune urbaine, les bureaux de vote ont ouvert dans les délais, avec la présence effective des agents électoraux dès les premières heures de la matinée. Toutefois, la mobilisation des électeurs est demeurée timide, loin de l’engouement habituellement observé lors des grandes échéances électorales. Sur plusieurs sites, les votants arrivaient progressivement, au compte-gouttes, tandis que d’autres faisaient état de difficultés d’organisation.
Au quartier Missidé, certains électeurs ont notamment déploré un retard dans le démarrage des opérations de vote, lié à l’absence de certains documents électoraux essentiels, notamment les fiches d’émargement.
Ces dysfonctionnements ont occasionné des ralentissements et suscité des incompréhensions parmi les usagers.
Malgré ce contexte, plusieurs citoyens ont pu accomplir leur devoir civique. C’est le cas d’Alseny Sylla, qui regrette néanmoins la faible participation constatée dans son centre de vote
« Dieu merci, nous avons pu voter. Mais je constate que la mobilisation reste faible. Pourtant, voter est un devoir citoyen. Chacun doit se sentir concerné et participer au choix de ses représentants », a-t-il déclaré.
De son côté, Salama Bah estime que cette faible affluence s’explique également par une méconnaissance des procédures de vote chez certains électeurs.
« Beaucoup de personnes ne maîtrisent pas encore parfaitement le mode de vote. Certains hésitent avant d’entrer dans les bureaux et sollicitent des explications. À cela s’ajoutent les retards liés au manque de matériel. Malgré tout, les opérations se déroulent dans le calme« , a-t-il indiqué.

Même constat du côté du personnel électoral. Mme Barry, membre d’un bureau de vote, souligne les difficultés rencontrées sur le terrain.
« Nous faisons face à plusieurs défis. Beaucoup d’électeurs ont besoin d’être orientés sur la manière de voter, ce qui ralentit considérablement le travail. Cela exige un effort important de la part des membres des bureaux« , a-t-elle expliqué.
En dépit de ces difficultés, le scrutin se poursuit dans un climat globalement serein. Les autorités locales espèrent une amélioration de la participation dans l’après-midi, afin de permettre à un plus grand nombre de citoyens d’accomplir leur devoir civique dans le cadre de ce double scrutin, considéré comme une étape importante du processus démocratique en Guinée.

