À N’Zérékoré, le double scrutin législatif et communal du 31 mai 2026 s’est déroulé dans un climat globalement calme. Mais à mesure que la journée avançait, un constat s’imposait dans la plupart des centres de vote de la préfecture : les électeurs se sont faits rares.

Aux environs de 17h30, soit à quelques minutes de l’heure officielle de fermeture initialement fixée à 18 heures, plusieurs présidents de bureaux de vote faisaient état d’une participation largement en deçà des attentes. Face à cette situation, la Direction Générale des Élections (DGE) a finalement décidé de prolonger exceptionnellement les opérations de vote jusqu’à 19h-30.
Au centre René Soukana, le bureau de vote n°4 comptait 450 électeurs inscrits. Pourtant, selon son président, Souleymane Condé, moins de 200 personnes avaient accompli leur devoir civique à l’approche de la fermeture.
« Nous sommes dans les cent et quelques votants. Nous attendons toujours les électeurs », a-t-il indiqué.
Même constat à l’école primaire Ossud, où Gnakoye Sagnoh évoque une faible mobilisation. Sur 140 électeurs inscrits, à peine une cinquantaine avaient voté à quelques instants de la clôture. Au centre la mairie, Denise Koumba Kamano reconnaît également que « l’engouement n’est pas tellement au rendez-vous », malgré des opérations qui se sont déroulées sans incident majeur.
À Tilépoulou, les chiffres confirment cette tendance. Dans un bureau de vote comptant 475 inscrits, seulement 171 électeurs avaient voté en fin d’après-midi, soit à peine plus du tiers du corps électoral. Une participation qui illustre le manque d’affluence observé dans plusieurs quartiers de la commune urbaine.
Si certains responsables de bureaux attribuent cette faible mobilisation aux intempéries enregistrées dans la matinée, l’ampleur du phénomène dépasse largement un simple retard des électeurs. La faible fréquentation des centres de vote tout au long de la journée soulève des interrogations sur le niveau réel d’adhésion populaire à ce scrutin pourtant présenté comme une étape importante du processus démocratique guinéen.
Ainsi, à N’Zérékoré, le fait marquant de cette journée électorale n’est pas l’organisation du scrutin, mais la faible mobilisation des électeurs devant les urnes.

