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Processus électoral : la DG de la DGE explique pourquoi le FRONDEG n’apparaît pas sur les documents nationaux

À juste une semaine des élections communales et législatives prévues le 31 mai, la Direction générale des élections (DGE) continue de défendre la régularité du processus électoral. Au cours d’un point de presse tenue dimanche, la Directrice générale des élections, Djenabou Touré, a apporté des précisions sur l’absence du parti FRONDEG sur le spécimen de la liste nationale, une situation qui a suscité de nombreuses interrogations au sein de l’opinion.

Selon la patronne de la DGE, le parti dirigé par Abdoulaye Yéro Baldé avait officiellement notifié son retrait du processus électoral au moment de la clôture des candidatures, alors que les listes avaient déjà été validées par la Cour suprême.
« Le FRONDEG est candidat aux scrutins plurinominaux et uninominaux. Partout où il est allé en justice, il a gagné. Sur la liste nationale, c’est le FRONDEG qui a écrit pour annoncer son retrait au moment de la clôture des listes. Les listes étaient déjà validées par la Cour suprême », a expliqué Djenabou Touré.
Elle a précisé que plusieurs décisions judiciaires ont ensuite permis au parti d’être rétabli dans certaines circonscriptions, notamment à Ratoma et dans la zone des États-Unis. « La Cour suprême lui a notifié et a fait injonction à la DGE de rétablir sa candidature à Ratoma et aux États-Unis, parce que ce sont ces deux dossiers qui ont été portés devant la Cour suprême », a-t-elle indiqué.
La Directrice générale des élections a également révélé que certaines listes du FRONDEG avaient été réintégrées malgré des irrégularités relevées dans les dossiers de candidature. « À l’exception de Koubia et Sonfonia, tout le reste a été rétabli par le tribunal. Même parfois, injustement. Allez prendre la liste du FRONDEG à Gbessia, elle ne comporte pas 45 conseillers. C’est pour cette raison qu’elle avait été rejetée. Elle compte moins de 45 candidats. Mais la justice l’a rétablie », a soutenu Djenabou Touré.
Poursuivant ses explications, elle affirme que plusieurs candidats du FRONDEG ont directement saisi la DGE pour demander le maintien de leur participation au scrutin, malgré la décision initiale de retrait du parti au niveau national.
« Ce sont les candidats du FRONDEG qui ont écrit à la DGE pour dire : “Nous n’avons pas été consultés sur cette décision. Nous voulons continuer dans le processus.” Il n’existe aucune disposition dans le Code qui prévoit une telle situation. Vous vous retirez, puis vous revenez. Il n’y a aucune disposition qui encadre cela », a-t-elle déclaré.
Face à cette situation jugée inédite, la DGE dit avoir sollicité un avis consultatif de la Cour suprême afin de déterminer la conduite à tenir.
« Son avis (Abdoulaye Yéro Baldé) a été de laisser les candidats continuer. Donc, c’est en fonction de ceux qui ont écrit. Aujourd’hui, ils sont candidats. Ils ont leurs photos sur les bulletins de vote et sont en train de battre campagne », a ajouté la Directrice générale des élections.
Retour tardif du FRONDEG 
Concernant l’absence du FRONDEG sur les documents électoraux nationaux, Djenabou Touré évoque un retour tardif du parti dans le processus, alors que les opérations d’impression étaient déjà engagées.
« Mais après, FRONDEG a indiqué qu’il revenait dans le processus. Seulement, c’était trop tard. Si vous revenez au moment où nous sommes en train d’imprimer les bulletins ou après que votre tête de liste a été retirée, nous ne pouvons plus vous réintégrer sur les documents déjà finalisés », a-t-elle affirmé.
Tout en reconnaissant certaines insuffisances dans l’organisation du scrutin, la responsable de la DGE a assuré que son institution s’efforce de respecter les décisions de justice ainsi que le cadre légal en vigueur. « Nous sommes cohérents dans ce que nous faisons. Ici, nous ne disons pas que tout ce que nous faisons est parfait. Le travail humain comporte toujours des erreurs et il y a toujours des choses à améliorer. Mais nous faisons en sorte de respecter les décisions de justice et le cadre légal », a conclu Djenabou Touré.
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