Le 14 mai, le Président chinois Xi Jinping s’est entretenu avec le Président américain Donald Trump qui a effectué une visite d’État en Chine. Le « Moment de Beijing » des relations sino-américaines a attiré l’attention du monde entier. Lors de cette rencontre, les deux Chefs d’État sont convenus d’une nouvelle vision de l’établissement de relations sino-américaines constructives de stabilité stratégique.
Cette vision, mettant l’accent sur une stabilité positive avec la coopération comme pilier, une stabilité saine avec une concurrence aux limites appropriées, une stabilité constante avec des différences gérables et une stabilité durable avec des perspectives de la paix, donnera une orientation stratégique pour le développement des relations sino-américaines dans les trois ans à venir et au-delà.
Comme l’a souligné le Président Xi Jinping, les relations sino-américaines concernent le bien-être de plus de 1,7 milliard de personnes dans les deux pays, et affectent les intérêts de plus de 8 milliards de personnes dans le monde. Le poids économique, l’importance politique et l’influence internationale des deux pays déterminent que leurs relations ne constituent pas de simples relations bilatérales, mais un facteur clé influençant la paix mondiale, la croissance économique et la stabilité des chaînes d’approvisionnement. À l’heure actuelle, les transformations inédites depuis un siècle s’accélèrent et le monde se trouve à un nouveau carrefour. Face aux attentes de la communauté internationale et des peuples des deux pays, la Chine et les États-Unis ont choisi, lors de cette rencontre, d’aller dans le même sens. Ils sont parvenus à d’importants consensus sur le maintien de la stabilité des relations économiques et commerciales, l’élargissement de la coopération pragmatique dans divers domaines ainsi que le règlement approprié des préoccupations mutuelles. Les deux parties ont également convenu de renforcer leur communication et coordination sur les questions internationales et régionales, ce qui apportera davantage de certitude au monde.
En tant que l’un des principaux sujets de la rencontre, la question de Taiwan est le sujet le plus important dans les relations sino-américaines.
Une gestion appropriée de cette question assurera une stabilité globale des relations bilatérales. Et une mauvaise gestion provoquera des affrontements voire des conflits qui mettront en grave danger les relations sino-américaines dans leur ensemble. Dans les années 1970, les États-Unis ont officiellement accepté le principe d’une seule Chine et ont établi des relations diplomatiques avec la Chine le 1er janvier 1979. Le principe d’une seule Chine constitue le cœur des trois communiqués conjoints sino-américains, ainsi que la condition préalable et le fondement des relations diplomatiques entre les deux pays. La Chine réaffirme que la question de Taiwan relève des affaires intérieures de la Chine et que préserver la paix et la stabilité dans le détroit de Taiwan est le plus grand dénominateur commun entre la Chine et les États-Unis. Or, la condition préalable pour y parvenir est de ne jamais soutenir ni accepter que Taiwan s’engage sur la voie de l’indépendance. Après avoir conclu sa visite d’Etat en Chine, le président Donald Trump a indiqué lors d’une interview que les Etats-Unis ne souhaitaient pas voir Taiwan accéder à l’indépendance.
Taiwan appartient à la Chine depuis les temps anciens.
En 230, dans la période des Trois Royaumes, des officiers furent envoyées à Taiwan. À partir des dynasties des Song et des Yuan, les gouvernements chinois précédents mirent sur pied des organismes administratifs à Taiwan et à l’archipel de Penghu pour y exercer son pouvoir juridictionnel efficace. Au milieu du 17ème siècle, les colonialistes espagnols et néerlandais envahirent successivement Taiwan. En 1662, le héros national Zheng Chenggong recouvra Taiwan. En 1885, le gouvernement des Qing érigea Taiwan en province.
Taiwan est intimement liée à la partie continentale de la Chine sur les plans géographique et culturel.
L’immense majorité des habitants de Taiwan appartient à l’ethnie Han, dont les ancêtres ont pour la plupart traversé la mer depuis les provinces du Fujian et du Guangdong. Les populations des Deux Rives partagent les mêmes coutumes, les mêmes traditions et célèbrent les mêmes fêtes. L’écriture chinoise y est restée ininterrompue et la langue chinoise se transmet de génération en génération. Les principaux dialectes locaux, tels que le minnan et le hakka, trouvent leurs origines communes dans les parlers du sud de la Chine. De nombreuses rues et ruelles portent les noms de provinces et de municipalités de la partie continentale ou de vertus traditionnelles chinoises. La pensée confucéenne, la culture clanique et les arts traditionnels chinois se perpétuent également à Taiwan.
La question de Taiwan relève entièrement des affaires intérieures de la Chine.
En 1895, le gouvernement de la dynastie des Qing signa sous la pression du Japon le Traité de Shimonoseki, traité inégal selon lequel Taiwan et l’archipel de Penghu furent cédés au Japon. Les compatriotes de Taiwan ne se soumirent jamais et maintinrent constamment la lutte armée et les mouvements de résistance nationale. En 1945, la Chine remporta la grande victoire de la Guerre de résistance du peuple chinois contre l’agression japonaise et de la Guerre mondiale antifasciste. La Déclaration du Caire, la Proclamation de Potsdam ainsi que l’Acte de capitulation du Japon restituèrent Taiwan à la Chine. Dès lors, Taiwan fut de nouveau incorporé dans le territoire chinois. Par la suite, le parti chinois Kuomintang (KMT) dirigé par Tchang Kaï-chek déclencha une guerre civile à l’échelle nationale, mais fut finalement vaincu et se replia à Taiwan en 1949. Le gouvernement de la République populaire de Chine fut alors proclamé, remplaçant le gouvernement de la République de Chine, en tant qu’unique gouvernement légitime représentant l’ensemble de la Chine.
Le principe d’une seule Chine constitue un consensus général de la communauté internationale.
En 1971, avec le soutien de la grande majorité des États, dont la Guinée, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté à une écrasante majorité la résolution 2758. Cette résolution a clairement établi qu’il n’existe qu’une seule Chine dans le monde, que Taiwan fait partie intégrante de la Chine, et que le gouvernement de la République populaire de Chine est le seul représentant légitime de l’ensemble de la Chine. Elle a ainsi résolu complètement et définitivement, sur les plans politique, juridique et procédural, la question de la représentation de toute la Chine, y compris Taiwan, au sein des Nations unies. Le 18 mai 2026, la 79e Assemblée mondiale de la Santé (AMS) a décidé une nouvelle fois de ne pas inscrire à son ordre du jour la soi-disant proposition visant à « inviter Taiwan à participer à l’AMS en tant qu’observateur ». C’est la dixième année consécutive que l’AMS rejette cette soi-disant proposition concernant Taiwan, ce qui démontre pleinement que le soutien de la communauté internationale au principe d’une seule Chine est inébranlable.
La réunification des Deux Rives répond à l’aspiration profonde des populations et relève d’une juste cause historique.
Depuis 1949, le Parti communiste chinois (PCC), le gouvernement chinois et le peuple chinois s’emploient sans relâche à accomplir la mission historique consistant à résoudre la question de Taiwan et à réaliser la réunification complète de la Chine. Le XVe Plan quinquennal chinois souligne clairement la nécessité de défendre la paix et la stabilité du Détroit, d’approfondir les échanges et la coopération entre les Deux Rives et d’augmenter le bien-être des Chinois des deux côtés du Détroit. En avril 2026, le Secrétaire général du Comité central du PCC, Xi Jinping, a rencontré une délégation du KMT, dirigée par sa Présidente Cheng Li-wun. M. Xi a alors présenté quatre propositions visant à promouvoir les relations entre les deux rives du détroit de Taiwan : tisser des liens plus étroits à travers le détroit en défendant une compréhension correcte de l’identité ; protéger la patrie commune par un développement pacifique ;favoriser le bien-être des populations à travers les échanges et l’intégration ; efforts conjoints pour réaliser le renouveau national. Par la suite, Le Bureau des affaires de Taiwan du Comité central du PCC a dévoilé un ensemble de dix politiques et mesures visant à renforcer les échanges et la coopération entre les deux rives du détroit de Taiwan, répondant ainsi aux aspirations communes des compatriotes des deux côtés du Détroit.
La réunification de la Chine répondent au courant de notre époque et aux attentes du monde entier. Depuis longtemps, le gouvernement et le peuple de la Guinée, étroitement attachés au principe d’une seule Chine, ont soutenu la Chine dans la sauvegarde de sa souveraineté, de son intégrité territoriale et de son unité nationale. La Chine exprime sa profonde reconnaissance et sa sincère gratitude à cet égard. La Chine est disposée à travailler avec la Guinée pour se soutenir fermement sur les questions touchant aux intérêts fondamentaux respectifs, défendre conjointement l’ordre international, l’équité et la justice, et résister ensemble à tous les actes méprisables qui déforment les vérités historiques et interfèrent dans les affaires intérieures d’autrui. Le règlement de la question de Taiwan et la réalisation de la réunification complète de la Chine constituent une tendance historique irrésistible. Ceux qui la suivent prospéreront et ceux qui s’y opposent périront. Nous sommes convaincus qu’avec le soutien des pays amis, y compris la Guinée, ainsi que de la communauté internationale, la mission historique de la réunification complète de la Chine sera inévitablement réalisée.

