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CRIEF : de nouvelles révélations agitent le procès en appel de Mohamed Diané

Le procès en appel de l’ancien ministre guinéen de la Défense, Mohamed Diané, s’est poursuivi, ce jeudi 21 mai 2026 devant la chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
Une audience particulièrement tendue, marquée par des échanges musclés entre les différentes parties et de nouvelles accusations portées contre l’ex-ministre.
Dès l’ouverture des débats, les questions se sont concentrées sur plusieurs biens immobiliers attribués à l’ancien dignitaire du régime de Alpha Condé. L’avocat de la partie civile, Maître Pépé Antoine Lama, a longuement interrogé le prévenu sur l’origine, la gestion et la propriété de certains immeubles supposément liés à son patrimoine.
L’un des moments les plus marquants de l’audience est intervenu lors de l’intervention du procureur spécial, Alphonse Charles Wright. Le magistrat a interrogé l’ancien ministre sur l’existence éventuelle d’un second matricule administratif.
« Disposez-vous d’un autre matricule différent de votre matricule d’origine ? », a demandé le procureur devant la Cour.
En réponse, Mohamed Diané a catégoriquement rejeté cette hypothèse, affirmant ne posséder aucun autre matricule que celui officiellement connu de l’administration.
Mais le procureur spécial est allé plus loin, affirmant qu’un individu portant le nom de « Mohamed Diané » bénéficierait d’un matricule en qualité de magistrat à la Cour suprême et aurait perçu jusqu’à 485 millions de francs guinéens par mois.
Cette déclaration a immédiatement provoqué une vive réaction du prévenu. Face à la Cour, l’ancien ministre a dénoncé des accusations qu’il juge infondées.
Le procureur Alphonse Charles Wright a toutefois annoncé son intention de produire le fichier solde de l’année 2021, qu’il considère comme une pièce essentielle pour éclairer la juridiction sur cette affaire de matricule et de rémunération présumée.
De son côté, le prévenu estime que ces nouvelles accusations renforcent sa conviction qu’il ferait l’objet d’une manipulation. Il a néanmoins indiqué qu’il ne souhaitait pas faire davantage de commentaires sur le sujet à ce stade de la procédure.
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