Ce mercredi 20 mai 2026, la Direction nationale de la comptabilité matières et du matériel (DNCM) a procédé au lancement officiel du SICOM (Système d’Information de la Comptabilité Matières), une plateforme numérique destinée à centraliser, sécuriser et moderniser la gestion du patrimoine de l’État guinéen.
Selon lui, cette situation limitait considérablement l’efficacité des mécanismes de contrôle et freinait la transparence dans la gestion du patrimoine public.
Lancé dès 2024, le projet SICOM a été développé grâce à une collaboration entre la DNCMM et le Service de modernisation des systèmes d’information (SMSI) du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget. Cette solution numérique a été conçue à 100 % par des compétences guinéennes, sans recours à des solutions externes.
La plateforme intègre notamment :
- la centralisation des données patrimoniales ;
- l’automatisation des tâches de suivi ;
- des accès sécurisés par profil utilisateur ;
- l’archivage électronique ;
- des tableaux de bord et rapports en temps réel ;
- un système de contrôle automatisé pour limiter les anomalies et renforcer la traçabilité.
Pensé comme une application web complète, le SICOM dispose de 14 modules déjà développés et opérationnels, couvrant l’administration, l’authentification, la gestion documentaire, les mouvements des biens, les inventaires, les sorties de stock, les réformes, les états de restitution et les contrôles automatisés. Le système doit aussi permettre une meilleure interaction avec d’autres outils de gestion budgétaire et de finances publiques, notamment la chaîne de dépense.
Pour les concepteurs, l’objectif est clair : réduire les retards administratifs, améliorer la fiabilité des données et renforcer la conformité avec les textes encadrant la gestion budgétaire et la comptabilité publique.
Pour sa part, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a inscrit ce projet dans la dynamique de digitalisation engagée par le gouvernement. « La mise en place du SICOM s’inscrit pleinement dans la politique de modernisation de l’administration et de la gestion des finances publiques », a-t-elle déclaré.
Elle a insisté sur plusieurs bénéfices attendus : la traçabilité complète des biens publics, l’automatisation des documents réglementaires, la fiabilité de l’information patrimoniale et le renforcement du contrôle interne.
Après ce lancement officiel, la prochaine étape sera la formation progressive des utilisateurs déployés dans les ministères, établissements publics administratifs (EPA) et autres structures concernées. Les autorités envisagent également, à moyen terme, une extension du SICOM aux collectivités et services déconcentrés, afin d’uniformiser la gestion du patrimoine public sur l’ensemble du territoire.

