Quand on sait que la zone décrite est une transversale (la T7) qui se termine par une forte déclivité accentuée par une série de virages sur route dégradée et envahie par des occupations anarchiques, on comprend bien, le sens que prend l’alerte lancée par les citoyens, riverains de cet axe routier. C’est précisément, dans le secteur Orange que le phénomène est le plus accentué. Cette situation a suscité de nombreuses récriminations qui ont finalement trouvé un écho favorable, auprès de la Direction Générale de l’Agence Guinéenne de la Sécurité Routière (AGUISER). Ayant relevé le bien-fondé et la pertinence du sujet et apprécié l’urgence qu’il représente, dans le cadre de la lutte contre la recrudescence des accidents, imputés à la circulation des gros porteurs, une mission d’évaluation s’est rendue sur les lieux, ce 19 mai 2026. Initiée par le Département des Études, de la Planification, des Statistiques et de l’Évaluation, ladite mission a été conduite par M. Amadou Diallo, chef du Service Études, Réglementation et Accidentologie.
Sur le terrain, le constat fait est jugé alarmant. Il a parfaitement corroboré les avis, longtemps exprimés par les populations riveraines de cet axe routier.
Selon Amadou, « les résultats de l’évaluation dressent un tableau peu reluisant. On relève, entre autres :
– une forte concentration d’accidents, depuis la mise en service de l’axe, en 2025 ;
– l’absence totale de signalisation routière (panneaux, marquage au sol, ralentisseurs) dans les zones sensibles ;
– l’occupation anarchique de la chaussée par des constructions, en bordure de route, réduisant la visibilité et la sécurité ;
– le comportement imprudent des conducteurs, confirmé par les témoignages des riverains », fin de citation.
De l’avis de l’accidentologue, Amadou DIALLO, « l’analyse faite au cours de la mission a pris en compte l’environnement, l’infrastructure et les véhicules, ce qui lui a permis de mesurer, l’ampleur des risques encourus par les usagers.
Face à ce constat, il en est arrivé à conclure que « les facteurs déterminants dans la survenue régulière des accidents sur cet axe routier sont de deux ordres. Il y a, l’absence de signalisation routière, après la construction de la route et le mauvais comportement des chauffeurs de camion. Deux points, absolument surmontables, nous dit-il et qui vont être pris en compte et entièrement réglés par l’agence, avec l’appui de ses partenaires. »
C’est dans ce cadre que l’AGUISER réaffirme son engagement à collaborer étroitement avec les parties prenantes, afin de définir et mettre en œuvre, des mesures correctives adaptées.
Au-delà des infrastructures, l’agence insiste sur la nécessité d’une prise de conscience collective : la sécurité routière ne peut être garantie, sans la responsabilité partagée des parties prenantes, des riverains et des conducteurs.
« La Sécurité Routière, une Responsabilité Partagée !»

