
Pendant deux jours, banques, établissements de monnaie électronique, institutions de microfinance et partenaires techniques se penchent sur ce chantier présenté comme l’une des réformes majeures pour la modernisation du système financier du pays.
Placée sous le thème « Vers une interopérabilité totale entre tous les acteurs de l’écosystème financier de la République de Guinée », cette rencontre vise à accélérer la mise en œuvre d’une infrastructure nationale de paiement instantané interopérable.
« Il ne s’agit pas simplement d’un projet technologique. Il s’agit d’un projet de transformation nationale », a-t-il déclaré, soulignant que le SPII doit permettre de moderniser les échanges financiers et favoriser l’inclusion financière.
M. Bérété a expliqué que Le futur système de paiement instantané permettra à un client d’une banque d’envoyer instantanément de l’argent vers un wallet ou un compte bancaire d’une autre institution financière, quel que soit l’établissement du bénéficiaire, et inversement. Il a également évoqué l’impact attendu pour les petits commerçants, artisans, PME ou étudiants, notamment dans les zones éloignées, qui pourront recevoir ou effectuer des paiements de manière instantanée et à faible coût.
Le directeur général de la GuiM a rappelé que le succès du projet repose sur un engagement collectif de tous les acteurs. « Aucun hub, aucune plateforme, aucun intégrateur, aucune institution ne peut réussir seul un tel projet », a-t-il martelé, appelant les institutions financières à accélérer les travaux d’intégration.
« Cet atelier marque surtout le passage vers la phase la plus décisive : celle de l’exécution concrète par les institutions concernées… Un système de paiement instantané ne se décrète pas. Il se construit à travers l’implication effective des acteurs du marché », a-t-il déclaré.
Elhadj Mohamed Lamine Conté a indiqué que la BCRG accompagnera les institutions financières dans cette phase, tout en prévenant que le respect du calendrier reste une exigence réglementaire.
« Nous marchons aujourd’hui ensemble de manière pédagogique jusqu’à ce que nous réussissions. Mais demain, les institutions qui ne respecteront pas le calendrier défini conjointement s’exposeront à l’application de dispositions réglementaires », a-t-il averti.
Les deux journées de travail doivent donc permettre de lever les contraintes techniques, d’harmoniser les approches et de formaliser l’engagement de chaque partie pour les prochaines étapes du déploiement de cet ambitieux projet.
