Le président de Union pour un mouvement populaire, Boubacar Siddighy Diallo, a animé ce vendredi 15 mai une conférence de presse au siège du parti, à Hafia, au cours de laquelle il a longuement expliqué les fondements et les ambitions de l’alliance UMP-GMD en perspective des prochaines élections législatives.
Devant plusieurs délégations venues des différentes représentations du Directoire, le leader politique s’est d’abord réjoui de « l’évolution de la campagne depuis le départ », avant de revenir sur la nature même de cette coalition politique qu’il présente comme une union de citoyens partageant une même vision pour la Guinée.
Selon lui, l’alliance UMP-GMD repose sur une volonté commune d’accompagner les réformes engagées par le président Mamadi Doumbouya.
« L’alliance UMP-GMD est une alliance réunissant des personnes qui ont décidé d’unir leurs forces et de soutenir la gouvernance », a-t-il déclaré, estimant que les aspirations des deux entités se rejoignent autour du slogan « bâtir ensemble ».
Dans son intervention, Boubacar Siddighy Diallo a également précisé que la GMD n’étant pas constitué en parti politique, il ne pouvait légalement présenter une liste nationale aux élections. D’où, selon lui, la nécessité de s’adosser à l’UMP afin de porter conjointement les 49 candidats de la coalition.
« Au terme des lois guinéennes, seuls les partis politiques peuvent compétir pour les scrutins de liste nationale. Alors, la GMD s’est retrouvée avec l’UMP qui en a le droit afin de constituer la liste officielle UMP-GMD », a expliqué le président du parti, précisant que cette alliance regroupe au total cinq formations politiques.
Sans cacher ses ambitions électorales, il a affirmé que l’objectif principal de cette coalition est d’obtenir une majorité parlementaire capable d’accompagner les réformes institutionnelles et législatives du pouvoir de transition.
« Sans une majorité importante à l’Assemblée, l’État peut se voir démuni des instruments qu’il lui faut pour mener sa réforme », a-t-il averti. Selon lui, l’absence d’un soutien solide au Parlement pourrait compromettre « tous les projets, toutes les promesses de campagne et toute la vision du candidat Mamadi Doumbouya ».
Le président de l’UMP a ainsi appelé les militants et sympathisants à se mobiliser afin de permettre au chef de l’État de disposer, après le scrutin du 31 mai, d’une majorité parlementaire « lui permettant d’édicter les lois innovantes nécessaires aux réformes ».

