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Procès en appel du 28 septembre : la défense du col. Lamah démonte le témoignage de Mamadi Soumaoro

Lors de la poursuite du second volet du procès du massacre du 28 septembre, la défense du colonel Bienvenu Lamah s’est employée à fragiliser le témoignage de Mamadi Soumaoro, ancien recrue du camp de Kaléah.

Présenté comme un témoin à charge, celui-ci aurait, selon les avocats, accumulé les contradictions, mettant à mal la fiabilité de ses déclarations.

À la barre, ses propos ont sensiblement divergé de ceux consignés dans son procès-verbal, établi sous anonymat au cours de l’instruction.

Pour la défense, ces incohérences sont loin d’être anodines. Elles traduisent, selon Me Zézé Kalivogui, un manque de crédibilité que le tribunal ne peut ignorer.

Parmi les points relevés, l’avocat souligne d’abord des divergences concernant l’état civil du témoin.
« Il affirmait initialement que ses parents étaient décédés, avant de déclarer récemment avoir perdu uniquement sa mère, et ce, il y a peu. La tentative de justification évoquant une confusion avec sa tante a été jugée peu convaincante », a-t-il déclaré.

La défense met également en avant un flou entourant les circonstances de son audition. Alors que le procès-verbal fait état d’une comparution volontaire, Mamadi Soumaoro affirme avoir été approché par les magistrats pour une simple discussion.

Enfin, son parcours militaire suscite lui aussi des interrogations. Se présentant comme adjudant-chef commando, le témoin aurait, selon la défense, difficilement pu atteindre ce grade en moins de deux mois après son arrivée au camp de Kaléah.

Pour les avocats du colonel Lamah, l’ensemble de ces contradictions entache sérieusement la crédibilité du témoin et jette un doute sur la véracité de ses accusations. Ils estiment que le tribunal ne saurait fonder une condamnation sur un témoignage aussi instable.

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