À l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse 2026, le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, s’est exprimé sur plusieurs dossiers majeurs du paysage médiatique guinéen. Parmi eux, la disparition du journaliste Habib Marouane Camara, un cas qui continue de susciter inquiétude et interrogations.
Interpellé sur la situation du journaliste porté disparu depuis décembre 2024, le président de la HAC s’est montré mesuré, renvoyant à la responsabilité des autorités judiciaires. « La justice a communiqué là-dessus, le procureur en l’occurrence. Il a dit qu’une information était ouverte. Nous encourageons la justice à diligenter les procédures et que notre confrère soit retrouvé dans les meilleures conditions de santé et de vie », a déclaré Boubacar Yacine Diallo.
Poursuivant, Boubacar Yacine Diallo a rappelé que c’est à l’occasion de la Fête internationale du travail, la HAC a levée des sanctions visant certains médias et journalistes suspendus. « Nous avons décidé de lever toutes les sanctions qui frappent des médias et des journalistes. Ces sanctions portent sur des suspensions, pas sur des retraits d’agrément », a précisé le président de la HAC. Il a ajouté que «les dossiers de retrait d’agrément restent pendants devant la Cour suprême.»
Au-delà des mesures administratives, Boubacar Yacine Diallo a insisté sur l’éthique journalistique, appelant les professionnels des médias à conjuguer liberté et responsabilité. « Un journaliste doit dénoncer ce qui ne va pas, avec des preuves. Il ne doit ni injurier, ni calomnier, mais rester critique sans complaisance », a-t-il rappelé.

