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CNT : vers une paralysie de l’administration ? Le syndicat appelle à un sit-in  ce mercredi

Le climat social se crispe au sein de l’administration parlementaire. Dans un communiqué rendu public ce lundi 10 avril, la Section syndicale des travailleurs de l’administration parlementaire (USTG-CSI) appelle à une mobilisation massive pour dénoncer le non-respect des engagements pris par les autorités.

La tension semble désormais à son comble entre les travailleurs du Parlement et leur hiérarchie. À travers le communiqué n°010, le Bureau syndical a lancé un mot d’ordre de protestation baptisé « sit-in de rupture », prévu ce mercredi 22 avril 2026 à partir de 9h00, dans la cour du Parlement.

Des revendications profondes sur fond de rupture de confiance

À l’origine de cette colère, le syndicat dénonce une « violation flagrante » de l’accord tripartite signé le 6 janvier 2026. Il accuse les autorités d’un manque total de volonté pour résoudre les difficultés auxquelles font face les travailleurs.

Quatre principales revendications sont mises en avant :

  1. Le statut particulier

Le syndicat fustige le refus persistant de signer et d’appliquer ce texte, jugé essentiel pour la carrière des agents.

  1. La sécurité sociale

Le non-paiement de la part patronale des cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) est dénoncé comme une atteinte grave aux droits sociaux des travailleurs.

  1. Le dossier FUGAS

Le flou demeure autour du rapport relatif aux primes de session. Le syndicat exige sa publication immédiate.

  1. Le respect des engagements

De manière générale, les travailleurs réclament l’application stricte des engagements pris lors des précédentes négociations.

Le ton du communiqué est particulièrement ferme. Le Bureau syndical, dirigé par son secrétaire général Ismaël Gassim Kalissa, avertit qu’« aucune reculade ne sera tolérée ».

« Le mot d’ordre est sans équivoque : mobilisation générale, détermination totale et solidarité active jusqu’à la satisfaction intégrale de nos revendications », martèle le document.

Ce sit-in s’annonce comme un véritable test de force entre les travailleurs et les autorités parlementaires. Si la mobilisation est largement suivie, elle pourrait perturber le fonctionnement de l’administration législative.

Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée du côté des autorités parlementaires.

À Boulbinet, la journée de mercredi s’annonce sous tension, alors que les travailleurs du Parlement entendent faire entendre leur voix sous les fenêtres de l’hémicycle.

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