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Prévention des violences : la DGE active son dispositif médiatique et citoyen avant le double scrutin du 24 mai

La Direction générale des élections (DGE) franchit une nouvelle étape dans la préparation des scrutins législatifs et communaux du 24 mai 2026. Ce mercredi 9 avril, elle a organisé une session d’orientation et d’information à l’intention des organisations de presse, des organisations de la société civile (OSC) ainsi que des acteurs du cinéma, avec pour objectif de promouvoir des élections apaisées, sans heurts ni violences.

Cette initiative s’inscrit dans le dispositif global déployé par la DGE pour garantir un scrutin libre, transparent et inclusif. Elle repose notamment sur une stratégie de communication axée sur l’information, la sensibilisation et la mobilisation des électeurs, des acteurs politiques et de l’ensemble des parties prenantes, afin de préserver un climat serein tout au long du processus électoral.

L’objectif principal de cette rencontre était d’harmoniser les interventions des OSC et des médias, en vue d’assurer une mobilisation sociale efficace, une couverture médiatique responsable et, in fine, un déroulement apaisé des élections à venir.

Pour la mise en œuvre de son plan de communication, la DGE s’appuie sur trois catégories d’acteurs clés : les organisations de la société civile, les organisations professionnelles de presse (OPP) et les associations de comédiens et cinéastes. À travers cette démarche, elle entend renforcer la synergie entre ces différents relais afin d’optimiser l’impact des campagnes de sensibilisation sur le terrain.

Présidant la session, la directrice générale de la DGE, Djénabou Touré, s’est adressée aux 65 participants en insistant sur les enjeux particuliers des élections locales en Guinée. « Les élections locales ont toujours été émaillées d’incidents, de la première à la troisième République. Ce sont des scrutins complexes », a-t-elle rappelé, appelant les participants à jouer pleinement leur rôle lors de leur déploiement dans les préfectures, communes et quartiers.

Elle a également insisté sur la nécessité d’un travail de fond en matière de sensibilisation. « Une compétition électorale ne doit pas se transformer en affrontement ou en haine. Il faut amener les populations à se départir des tensions et des pesanteurs socioculturelles », a-t-elle souligné. Avant d’ajouter : « Il est essentiel de faire comprendre que les contextes ont évolué. Un jeune peut être candidat. Une femme peut diriger une commune. Ces messages doivent être portés sur le terrain ».

Poursuivant son intervention, Djénabou Touré a mis l’accent sur l’acceptation des résultats et la compréhension du processus électoral dans son ensemble. « Le processus ne s’arrête pas à la proclamation des résultats. Il se poursuit jusqu’à l’installation de l’exécutif communal. Il est donc crucial de sensibiliser les populations à accepter les résultats », a-t-elle insisté.

À l’issue de cette session, plusieurs résultats sont attendus : une meilleure appropriation, par les OSC et les acteurs culturels, des mécanismes de sensibilisation de proximité ; une compréhension renforcée, chez les journalistes, des enjeux d’une information électorale rigoureuse ; ainsi qu’un rôle accru des médias en tant que relais des actions citoyennes.

Enfin, les participants ont été outillés sur les supports et outils de communication mis à leur disposition par la DGE, dans l’objectif de contribuer efficacement à la réussite d’un processus électoral apaisé et inclusif en Guinée.

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