ls sont nombreux, des passagers qui atterrissent à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré de Conakry, qui se plaignent des tarifs pratiqués par des taxis. Des tarifs qui, pour eux, sonnent souvent l’arnaque ou l’escroquerie.
Le samedi dernier, nous sommes tombés sur une discussion entre un taximan et son client qui a refusé de payer le tarif proposé. C’était à la réception d’un réceptif hôtelier de la place. Approchés pour en savoir plus, la réceptionniste trouvée sur place a accepté volontiers de nous expliquer les raisons de cette altercation entre le passager et le taximan : « il s’agit d’un de nos clients venu de Londres qui après le séjour devrait entrer ce matin dans son pays. Tôt le matin, il a emprunté un taxi pour l’aéroport et a payé 150.000 francs de l’hôtel à l’aéroport. Malheureusement, son vol est prévu pour le soir au lieu du matin. Donc il décide de retourner à l’hôtel et prend un autre taxi. Arrivée à l’hôtel, le chauffeur dit qu’il doit payer 300.0000 francs… Etonné, le client s’oppose et trouve que c’est de l’arnaque. (Je précise qu’il ne parle pas le français). Nous intervenons, mes collègues et moi afin de trouver une solution. Je rappelle que cela se répète plusieurs fois avec nos clients venus surtout de l’étranger. Pour ne pas continuer à salir l’image de la Guinée, il est souhaitable que les autorités organisent les prix par commune avec des points et affichés. Je pense que les autorités aéroportuaires doivent vraiment organiser dans tous les détails le transport à l’aéroport : une tenue correcte, des véhicules propres et une bonne manière de parler».
Les taxis à l’Aéroport International Ahmed Sékou Touré de Conakry sont réputés chers en raison de leur situation privilégiée. Cette situation agace les passagers qui débarquent dans la capitale. Chaque taximan fixe son tarif selon son humeur du jour. Les tarifs non règlementaires, fixés à la tête du client. «On fait payer parfois 500 000 GNF aux passagers étrangers », nous apprend dans la foulée un haut cadre qui a assisté à la scène, citant l’exemple d’un « blanc » avec qui il avait voyagé. « Ce dernier », a rapporté le cadre, « a été « transporté de l’aéroport à Kaloum à 500 000 GNF ».
A l’aéroport où nous sommes rendus ce week-end, les chauffeurs de taxis sont unanimes: la cherté des frais de stationnement sur le parking. « Beaucoup de vos confrères sont passés ici et toujours la même question sur les prix des taxis. Ce n’est pas nous ! On nous fait payer cher. Cette situation ne nous arrange pas. Les autorités vous diront combien elles nous prélèvent par mois. Et puis les gens racontent que nous fixons les prix à la tête du client. Mais c’est archifaux ! Nous sommes organisés ici. Les prix sont fixés selon les distances. Et puis il faut compter avec les embouteillages. On est accusé à tort. Mais vous savez, c’est parce que l’aéroport se situe en plein cœur de la ville. Que les mêmes gens qui nous accusent vous disent combien ils déboursent pour quitter un aéroport situé à quarante kilomètres de la ville », dira-t-il avant de continuer : « vous savez maintenant qui interroger sur les prix des taxis à l’aéroport».
C’est vrai, tout le monde sait que les taxis stationnés sur le parking de l’aéroport, payent les tickets très chers. Mais delà à taxer les passagers de cette manière, les tarifs atteignant des montants exorbitants, il faut revoir la situation.
Il faut un examen approfondi du secteur au niveau national L’Etat étant souverain en matière de taxes pour restructurer l’ensemble du secteur du transport au niveau de l’aéroport en impliquant tous les acteurs.

