La récente agression visant un commerçant à N’Zérékoré dépasse le simple fait divers. Elle révèle une insécurité persistante, de plus en plus organisée, dans cette ville de la Guinée forestière où les attaques à main armée se multiplient.
Le 25 mars 2026, Adama Diakité, vendeur de cola, a été violemment pris pour cible alors qu’il regagnait son domicile au quartier Horoya 1. Suivi depuis le centre-ville par des individus à moto, il a été attaqué à bout portant, puis dépouillé d’environ 10 millions de francs guinéens. Touché par balle à l’épaule, il a été admis à l’hôpital.
Au-delà de la violence de l’acte, c’est surtout le mode opératoire qui interpelle : filature, coordination en groupe, usage d’armes à feu et fuite planifiée. Autant d’indices qui suggèrent l’existence d’un réseau criminel structuré, bien loin d’une délinquance opportuniste.
L’intervention rapide de riverains, relayée par la Brigade anticriminalité (BAC n°22), a permis l’arrestation d’un premier suspect sur les lieux. Trouvé en possession d’une arme et de munitions, il a reconnu plusieurs faits, dont une tentative d’assassinat et la détention illégale d’armes de guerre. L’exploitation de son téléphone a conduit à l’interpellation d’un second individu, appréhendé après une tentative de fuite.
Dans ce contexte, les autorités appellent à une collaboration étroite avec les citoyens, tout en mettant en garde contre toute forme de justice populaire susceptible de compromettre le bon déroulement des enquêtes.

