Lors d’une conférence de presse animée ce vendredi, le ministre porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, s’est exprimé sur la situation du mouvement GMD (Guinée Mouvement Démocratique), au centre de nombreuses interrogations à l’approche des élections communales et législatives.
Interpellé sur le statut de cette structure, le ministre a été catégorique : la GMD ne dispose pas du statut de parti politique et ne bénéficiera d’aucun traitement particulier dans le cadre du processus électoral en cours.
« Il s’agit d’un mouvement initié par des acteurs, mais il ne sera pas érigé en parti politique avant les élections », a-t-il affirmé. Il précise que toute candidature se réclamant de la GMD ne pourra être envisagée qu’à titre individuel ou sous une autre bannière reconnue, en attendant une éventuelle formalisation après le scrutin.
Selon lui, la GMD ne figure donc pas sur la liste officielle des formations habilitées à présenter des candidats. Une position qui, insiste-t-il, s’inscrit dans le strict respect de la législation en vigueur.
Cette mise au point intervient alors que le mouvement suscite un intérêt grandissant sur la scène politique nationale. Toutefois, pour les autorités, il demeure à ce stade une simple organisation citoyenne, sans existence juridique en tant que parti.
Le gouvernement prévient également que toute tentative de lui accorder un avantage électoral serait contraire à la loi et pourrait faire l’objet de sanctions après les élections.
En résumé, la ligne est claire : la GMD reste en dehors du jeu politique officiel pour ces échéances et ne pourra y participer qu’en tant que mouvement, et non comme parti politique.

