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Simandou : Rio Tinto SimFer annonce des avancées majeures et confirme l’entrée en phase opérationnelle

Rio Tinto SimFer a présenté, ce jeudi, l’état d’avancement du projet Simandou lors d’une conférence de presse, mettant en avant des progrès jugés significatifs et une dynamique opérationnelle désormais enclenchée.Selon les responsables de la compagnie minière, le projet poursuit sa progression « à un rythme soutenu », marqué notamment par l’expédition des premières cargaisons de minerai de fer vers les marchés internationaux et l’avancement des travaux sur l’ensemble des infrastructures.Un cap symbolique a été franchi avec le début des exportations. Le premier chargement de minerai de fer a quitté la Guinée en décembre 2025, suivi d’une cargaison complète début février 2026, arrivée en Chine au mois de mars. Dans la même dynamique, un navire de transbordement destiné à acheminer le minerai du port de Morebaya vers des cargos océaniques a été mis à l’eau fin décembre sur un chantier naval chinois. Il est actuellement en phase d’équipement avant son acheminement vers la Guinée.Sur le plan des infrastructures, Rio Tinto SimFer indique que la mine est réalisée à 73 %, traduisant une avancée notable des installations minières. L’embranchement ferroviaire est déjà achevé et opérationnel, tandis que le port affiche un taux d’exécution de 75 %, en avance sur le calendrier initial. Ces indicateurs confirment, selon l’entreprise, l’entrée progressive du projet dans sa phase opérationnelle, avec pour objectif une capacité annuelle de 60 millions de tonnes au terme d’une montée en puissance estimée à 30 mois.Prenant la parole, le Directeur général SimFer, Chris Aitchison, a magnifié la qualité du minerai extrait du gisement de Simandou, qu’il qualifie parmi « les meilleurs au monde ». « Notre minerai affiche une teneur d’environ 65 % de fer, avec de faibles volumes d’impuretés, ce qui en fait l’un des plus purs au monde », a-t-il souligné, évoquant une ressource « à la fois riche et stratégique » très prisée sur les marchés internationaux.Sur le plan environnemental, l’entreprise assure avoir mis en place des dispositifs stricts encadrés par une Étude d’impact environnemental et social (EIES) approuvée. Celle-ci prévoit des mesures de protection de la biodiversité, de gestion des ressources en eau, ainsi que des mécanismes de compensation écologique. « Un suivi rigoureux est assuré, en conformité avec les normes nationales et internationales, notamment celles de la Société financière internationale (IFC) », a précisé Chris Aitchison, évoquant également un dialogue continu avec les communautés locales.

Il a par ailleurs reconnu les défis liés à un projet de cette envergure, notamment en matière de sécurité. Trois décès ont été enregistrés ces dernières années sur le site, rappelant, selon lui, la nécessité de renforcer les dispositifs de prévention et de gestion des risques. « Notre priorité reste que chaque employé rentre sain et sauf chez lui », a-t-il insisté.

Au plus fort de la phase de construction, le projet a mobilisé environ 27 500 travailleurs. Avec l’achèvement progressif de certaines infrastructures, une phase de démobilisation est en cours : près de 7 000 travailleurs ont déjà été concernés, notamment après la finalisation du réseau ferroviaire. L’entreprise affirme accompagner ce processus à travers des formations, des forums d’emploi et des mesures de compensation.

Si la production actuelle est entièrement destinée à l’exportation, souligne Chris, des discussions sont engagées avec les autorités guinéennes et des partenaires industriels en vue de développer une transformation locale du minerai, notamment à travers la production de pellets. Une perspective qui s’inscrit dans la volonté de créer davantage de valeur ajoutée en Guinée.

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