Site icon Guinéenews©

Droits des femmes : 50 bénéficiaires formées par la Fondation Diaka Camara

La Fondation Diaka Camara a clôturé, ce mardi 24 mars 2026, une session de formation de deux jours dédiée aux droits des femmes et à l’accès à la justice, en partenariat avec l’Agence Guinéenne pour la Promotion de l’Emploi et de l’Entrepreneuriat (AGUIPE-E).
Organisée dans le cadre du Mois de la femme, cette initiative a permis à 50 participantes de renforcer leurs connaissances juridiques et leurs capacités d’action face aux injustices. Durant deux jours, les bénéficiaires, majoritairement issues de l’AGUIPE-E, ont été formées sur des thématiques clés telles que le cadre juridique guinéen, l’accès à la justice, la justice sociale et la protection des droits.
Une session animée par la magistrate Joséphine Loly Tinkiano, dont l’expertise a marqué les échanges. Dans son discours de clôture, la formatrice a rappelé les fondements juridiques de la protection des femmes en Guinée : « la Constitution consacre le principe d’égalité entre tous les citoyens (…) mais malgré ces avancées, l’accès effectif à la justice demeure un défi majeur », a-t-elle souligné, avant d’insister : « Une justice inaccessible est une justice incomplète ». Face aux obstacles économiques et socioculturels persistants, elle a appelé à une mobilisation collective : « Il nous incombe de lever ces barrières pour garantir une justice équitable et inclusive ».Au-delà des enseignements théoriques, la formation s’est voulue pratique et participative.
Pour les participantes, l’impact est déjà palpable. « Cette formation nous a permis de découvrir des droits que nous ignorions. Nous serons des messagères pour transmettre ces acquis aux autres femmes », a témoigné Aissatou  Diallo, bénéficiaire.Dans le même élan, Halimatou Bah a insisté sur la portée de cet apprentissage : « La connaissance du droit est une arme puissante et sa diffusion est un devoir collectif ». Selon, ces femmes s’engagent à devenir des relais de sensibilisation au sein de leurs communautés. L’autre moment fort de la cérémonie, c’est la signature d’un protocole d’accord entre la Fondation Diaka Camara et l’AGUIPE-E, scellant un partenariat appelé à renforcer les actions en faveur de l’autonomisation féminine en Guinée. Prenant la parole, la présidente de la fondation a livré un message empreint d’émotion et d’engagement : « Une seule information peut changer une vie. Lorsqu’une femme connaît ses droits, elle se tient autrement, elle protège autrement son avenir ».

Diaka Camara a également rappelé la vision de son organisation : « L’autonomisation des femmes passe par des actions concrètes : informer, former et outiller ».

S’adressant directement aux participantes, elle les a invitées à prolonger la dynamique enclenchée : « Ne sous-estimez jamais le pouvoir d’une femme éclairée. Une femme qui comprend ses droits devient une voix capable de briser le silence ».

Le Directeur général de L’AGUIPE-E, Antigou Chérif, a souligné que : «C’est que c’est pas une formation seulement, c’est une transformation. Il faut qu’elles arrivent à transmettre ce qu’elles ont appris aujourd’hui. Donc, elles sont des points de relais pour nous par rapport à ce qu’elles ont appris. Et comme je l’ai dit, c’est un effet multiplicateur qu’on cherche, c’est-à-dire c’est une chaîne. On a formé 50. Si les 50 puissent former 5 autres femmes à leur tour, ça ferait au moins 250 vies qui seront touchées par rapport à cette formation de deux jours. »À travers cette initiative, la Fondation Diaka Camara réaffirme son ambition de contribuer à l’émergence d’une société plus juste et inclusive. Un engagement qui s’inscrit dans une conviction forte : l’accès à l’information juridique constitue un levier essentiel pour l’émancipation durable des femmes.
Quitter la version mobile