Le commissariat central de police de Dabola a été la cible d’actes de vandalisme perpétrés par des conducteurs de taxi-motos, dans la soirée de ce lundi 23 mars 2026. Selon un bilan provisoire communiqué ce mardi, une dizaine de suspects ont été interpellés.
Tout a commencé par un différend lié au paiement de la taxe journalière, sur fond de crise interne entre les conducteurs et leur bureau syndical. Selon le Juge de paix de Dabola, les manifestants ont finalement choisi de diriger leur colère contre l’édifice de la police nationale.
L’attaque, marquée par des jets de pierres massifs, a causé d’importants préjudices matériels au bâtiment. Le Juge de paix, Sory Keita, a apporté des précisions sur la situation :
« C’est une affaire liée au paiement de la taxe journalière, sur fond de crise interne. Ils sont venus s’attaquer au commissariat central avec des jets de pierres, malgré notre présence. Cette situation a causé d’importants dégâts matériels. Une dizaine de personnes ont été interpellées et les enquêtes se poursuivent. »
Le magistrat a été ferme sur les suites judiciaires. Les suspects seront poursuivis pour une série d’infractions graves prévues par le Code pénal guinéen, notamment :
Destruction d’édifices publics ;
Troubles à l’ordre public et violences ;
Coups et blessures volontaires ;
Rébellion, outrage à agent et voies de fait.
Le Juge a rappelé que ces actes sont prévus par les articles 510, 240, 560, 239, 666, 667, 282, 152 et suivants du Code pénal.
Bien que le calme soit revenu dans la « Cité de Sincery », les autorités indiquent que les interpellations se poursuivent pour identifier tous les auteurs et complices de ces actes de vandalisme

