À la suite de la rencontre tripartite des Chefs d’État de l’Union du fleuve Mano, tenue le lundi 16 mars 2026 à Conakry, le gouvernement du Libéria a annoncé une série de mesures immédiates visant à apaiser les tensions observées dans les zones frontalières.
Cette réunion de haut niveau, réunissant les dirigeants de l’Union du fleuve Mano, avait pour objectif principal de désamorcer les différends persistants le long des frontières communes et de préserver la stabilité sous-régionale.
Dans un communiqué officiel, le ministère libérien de l’Information a précisé que toutes les activités de la société BK Enterprises, ainsi que l’ensemble des opérations d’extraction de sable et autres activités minières menées par d’autres entreprises dans la zone frontalière du comté de Lofa, sont suspendues avec effet immédiat. Cette décision restera en vigueur jusqu’à la publication des conclusions d’une enquête approfondie conduite par le Conseil national de sécurité du pays.
Par ailleurs, les autorités libériennes appellent les populations vivant dans les localités frontalières au calme et au respect strict de la loi. Elles exhortent les citoyens à éviter tout acte de justice personnelle, tout en assurant que des forces de sécurité conjointes sont déployées pour rétablir l’ordre et garantir la protection des habitants.
Le gouvernement a également mis en garde contre la propagation de fausses informations susceptibles d’exacerber les tensions. Il souligne que toute tentative de désinformation ou de manipulation sera sanctionnée conformément aux lois en vigueur. Les médias sont, quant à eux, invités à faire preuve de responsabilité dans le traitement de l’information et à se référer aux sources officielles pour toute clarification.
Enfin, les autorités libériennes ont réaffirmé leur engagement à préserver la paix et la sécurité sur l’ensemble de leur territoire, tout en poursuivant une coopération constructive avec les pays voisins afin de consolider la stabilité au sein de l’espace de l’Union du fleuve Mano.
Ces décisions interviennent dans un contexte régional sensible, où les enjeux sécuritaires et économiques liés aux zones frontalières exigent une coordination étroite entre États voisins.

