On n’est point dans le sensationnel passionné, lorsqu’on affirme que la commune de Kaloum a été remise à neuf. Il suffit de regarder autour de soi, pour s’en convaincre. Les autorités n’ont pas lésiné sur les moyens pour réhabiliter, rénover, reconstruire cette commune qui est, il faut le dire, l’épicentre de notre capitale.
Beaucoup d’infrastructures qui avaient perdu de leur lustre, qui manquaient de modernisme ou qui se dégradaient, ayant longtemps été à l’abandon, ont été intégrées dans le plan de refondation mis en place par les autorités. Cela a totalement changé la physionomie de Kaloum.
Aujourd’hui, des immeubles poussent partout, des routes bitumées ou en béton armé sont reconstruites ici et là, la signalisation routière est effective, avec des panneaux, des feux sémaphoriques, des marquages au sol, des portiques, etc.
Mais l’agrément ne se limite pas qu’à cela. Les trottoirs, surtout sur les principales avenues, sont entièrement réaménagés. Ils sont élargis, carrelés, bordés d’arbres d’agrément et garnis de boules décoratives. Tout cela fait que Kaloum avait renoué avec son appellation de ‘’perle de l’Afrique occidentale’’ qu’on lui prêtait, au temps colonial : une ville propre, ordonnée, bien tracée, fleurie, ombragée. En somme, une ville où il fait bon vivre !
Mais, hélas ! Dommage que ce charme, si merveilleux et si enviable, soit en train de se rompre, petit à petit. Les trottoirs se dégradent. Ils servent d’abri, pour ne pas dire de points de chute pour plein de gens qui y viennent pour travailler ou pour simplement deviser, à l’ombre des arbres. On y voit des mendiants, des restaurateurs, des garagistes, des tôliers, des vulcanisateurs, des vendeurs, des automobilistes et des motocyclistes qui garent leur engin, tout contre les boules décoratives placées là, sur le trottoir.
Celles-ci cèdent facilement quand on les pousse un peu fort, vu qu’elles sont simplement fichées au sol par le ciment. Et c’est justement pour cela, qu’aujourd’hui, on voit, un peu partout, des boules décollées ou en voie de l’être. Ce qui enlaidit la décoration, pourtant, si appréciée.
Il y a lieu que les responsables de ce secteur se penchent sur le sujet, pour qu’au moins, le peu que nous avons, soit préservé, plutôt que détruit. Sans jamais être remplacé ou simplement réparé !

