Le procès de l’ancien président de la Cour constitutionnelle de Guinée, Mohamed Lamine Bangoura, s’est poursuivi ce lundi 9 mars 2026 devant la chambre de jugement de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF). L’audience a été marquée par le rejet de sa demande de liberté provisoire et par une décision de la Cour ordonnant la production de relevés bancaires de l’institution.
Au cours de l’audience, l’avocate de la deuxième partie civile, représentant Lancinet Kanko Kourouma, a interrogé Mohamed Lamine Bangoura sur plusieurs documents administratifs, notamment des arrêtés de 2015 portant nomination de greffiers et une ordonnance de 2017 fixant les salaires, primes et indemnités du personnel de la Cour constitutionnelle.
Le prévenu a reconnu l’existence de certains de ces textes. Toutefois, il a contesté l’authenticité de certains documents et soutenu que l’ordonnance de 2017 n’avait jamais été appliquée par les services des finances.
Selon l’avocate de la partie civile, ce texte prévoit un salaire d’environ 16,5 millions de francs guinéens pour les greffiers, alors que Mohamed Lamine Bangoura a affirmé que leur rémunération ne dépassait pas 4 millions de francs guinéens.
L’ancien président de la Cour constitutionnelle a également expliqué avoir travaillé avec Lancinet Kanko Kourouma depuis l’installation de l’institution en 2015. Toutefois, il a soutenu que ce dernier n’avait jamais été officiellement nommé greffier en chef titulaire, faute d’un arrêté du ministère de la Justice. Selon lui, le plaignant aurait simplement assuré l’intérim après le décès du titulaire.
Interrogé par son avocat sur la gestion des fonds de la Cour constitutionnelle a rejeté les accusations de détournement, estimant que la gestion financière de l’institution ne dépendait pas directement de la Cour et que « le détournement était pratiquement impossible », affirmant que la gestion financière de l’institution ne relevait pas directement de la Cour.
Il a également détaillé ses revenus lorsqu’il dirigeait la Cour constitutionnelle, évoquant notamment un salaire mensuel de 75 millions de francs guinéens, une prime mensuelle de 20 millions, ainsi qu’un revenu universitaire d’environ 9 millions. Il a aussi mentionné une subvention de fonctionnement d’environ 150 millions de francs guinéens, versée quatre fois par an à la présidence de la Cour.
Afin d’éclairer davantage les débats, la Cour a ordonné au gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) de produire les relevés de compte de la Cour constitutionnelle couvrant la période allant d’octobre 2018 à septembre 2022.
Dans la même décision, la Cour a également demandé à la banque United Bank for Africa (UBA) de transmettre les relevés du compte de Sidiki Sylla depuis sa création jusqu’à ce jour.
Détenu depuis le 15 décembre 2022, Mohamed Lamine Bangoura a sollicité une nouvelle fois une mise en liberté provisoire, évoquant les nombreux reports du procès. « chaque fois report. Acceptez qu’on me libère. Ne serait-ce qu’une liberté provisoires. J’ai bénéficié de 4 libertés provisoires. Aucune n’a prospérée. »
Une demande à laquelle le ministère public s’est opposé, invoquant la gravité des faits reprochés.
La chambre de jugement de la CRIEF a finalement rejeté cette requête.
L’affaire a été renvoyée au 18 mars 2026 pour la suite des débats dans ce dossier et la production de pièces.
Au cours de l’audience, l’avocate de la deuxième partie civile, représentant Lancinet Kanko Kourouma, a interrogé Mohamed Lamine Bangoura sur plusieurs documents administratifs, notamment des arrêtés de 2015 portant nomination de greffiers et une ordonnance de 2017 fixant les salaires, primes et indemnités du personnel de la Cour constitutionnelle.
Le prévenu a reconnu l’existence de certains de ces textes. Toutefois, il a contesté l’authenticité de certains documents et soutenu que l’ordonnance de 2017 n’avait jamais été appliquée par les services des finances.
Selon l’avocate de la partie civile, ce texte prévoit un salaire d’environ 16,5 millions de francs guinéens pour les greffiers, alors que Mohamed Lamine Bangoura a affirmé que leur rémunération ne dépassait pas 4 millions de francs guinéens.
L’ancien président de la Cour constitutionnelle a également expliqué avoir travaillé avec Lancinet Kanko Kourouma depuis l’installation de l’institution en 2015. Toutefois, il a soutenu que ce dernier n’avait jamais été officiellement nommé greffier en chef titulaire, faute d’un arrêté du ministère de la Justice. Selon lui, le plaignant aurait simplement assuré l’intérim après le décès du titulaire.
Interrogé par son avocat sur la gestion des fonds de la Cour constitutionnelle a rejeté les accusations de détournement, estimant que la gestion financière de l’institution ne dépendait pas directement de la Cour et que « le détournement était pratiquement impossible », affirmant que la gestion financière de l’institution ne relevait pas directement de la Cour.
Il a également détaillé ses revenus lorsqu’il dirigeait la Cour constitutionnelle, évoquant notamment un salaire mensuel de 75 millions de francs guinéens, une prime mensuelle de 20 millions, ainsi qu’un revenu universitaire d’environ 9 millions. Il a aussi mentionné une subvention de fonctionnement d’environ 150 millions de francs guinéens, versée quatre fois par an à la présidence de la Cour.
Afin d’éclairer davantage les débats, la Cour a ordonné au gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) de produire les relevés de compte de la Cour constitutionnelle couvrant la période allant d’octobre 2018 à septembre 2022.
Dans la même décision, la Cour a également demandé à la banque United Bank for Africa (UBA) de transmettre les relevés du compte de Sidiki Sylla depuis sa création jusqu’à ce jour.
Détenu depuis le 15 décembre 2022, Mohamed Lamine Bangoura a sollicité une nouvelle fois une mise en liberté provisoire, évoquant les nombreux reports du procès. « chaque fois report. Acceptez qu’on me libère. Ne serait-ce qu’une liberté provisoires. J’ai bénéficié de 4 libertés provisoires. Aucune n’a prospérée. »
Une demande à laquelle le ministère public s’est opposé, invoquant la gravité des faits reprochés.
La chambre de jugement de la CRIEF a finalement rejeté cette requête.
L’affaire a été renvoyée au 18 mars 2026 pour la suite des débats dans ce dossier et la production de pièces.
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