L’École des officiers de la Gendarmerie nationale a servi de cadre, ce vendredi 6 mars 2026, à la cérémonie de clôture d’une session de formation des formateurs organisée dans le cadre du projet « Résilience et stabilité des régions frontalières – Réseau stabilité et cohésion », financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’ONG Coginta.
Les experts internationaux ayant animé les sessions ont, par la voix de leur porte-parole, salué, quant à eux, le niveau d’excellence et l’expérience professionnelle des officiers guinéens. Poursuivant, M. François Debilly a insisté sur l’importance de l’approche humaine dans le travail de police judiciaire, rappelant que l’efficacité des forces de sécurité repose avant tout sur la proximité, la confiance et le respect des populations.
De son côté, le Directeur Exécutif de Coginta, Sébastien Gouraud, a rappelé que cette initiative vise à renforcer durablement la stabilité dans les zones frontalières, en luttant contre les facteurs d’insécurité et de criminalité transfrontalière tout en consolidant la coopération entre les forces de sécurité, les autorités locales et les communautés.
Présidant la cérémonie, le Général Mohamed Sylla, Haut-commandant en second de la Gendarmerie nationale, a salué l’engagement des partenaires techniques et financiers ainsi que l’implication des participants. Il a rappelé que la lutte contre la criminalité transfrontalière, la traite des êtres humains et les tensions socioéconomiques exige aujourd’hui des compétences élevées et une gendarmerie davantage proche des citoyens.
Selon lui, cette formation constitue une ressource stratégique pour l’institution, car les bénéficiaires auront désormais la mission de transmettre les compétences acquises au sein de leurs unités, contribuant ainsi à la professionnalisation continue de la gendarmerie.
La cérémonie s’est achevée par la remise des attestations aux participants. Toute chose qui symbolise à la fois la fin de la formation, mais aussi le début d’une nouvelle responsabilité : diffuser les bonnes pratiques et renforcer la confiance entre la gendarmerie et les populations, particulièrement dans les régions frontalières.

