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Bogola Haba : « Il n’y a pas un grand parti en Guinée »

L’ancien ministre des Sports, Bogola Haba, estime qu’aucune formation politique ne répond encore aux critères d’un grand parti en République de Guinée. Il l’a déclaré au micro de Guineenews, samedi dernier, au sortir de l’assemblée générale constitutive du mouvement Génération pour la Modernité et le Développement (GMD).

« Nous avons toujours dit qu’il n’y a pas un grand parti en République de Guinée. Il n’y avait que des partis communautaires et qui dépendaient des individus, des hommes qui les financent. Sans eux, il n’y avait pas de parti. C’est maintenant que la loi exige, qu’il y ait des grands partis », a-t-il déclaré.

Cette réaction fait suite à une question relative à la situation des formations politiques existantes, notamment le Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) d’Alpha Condé, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) de Elhadj Cellou Dalein Diallo ou encore l’Union des Forces Républicaines (UFR) de Sidya Touré, confrontées aux exigences de la nouvelle réglementation du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD).

Selon lui, le GMD, associé au président Mamadi Doumbouya, est actuellement le seul mouvement engagé dans un processus conforme aux nouvelles exigences légales :

« Il y a le premier grand parti qui est en cours de construction. Nous appelons ceux qui se disent grands partis, à se mettre ensemble pour se mettre en règle. C’est ce que nous demandons. Parce que si tu es un grand parti, il faut se mettre en règle. Vous avez vu les difficultés que nous avons pour mettre notre parti en place. C’est difficile. Dès la semaine dernière, il y avait des discussions dans les préfectures et sous-préfectures. S’il y a d’autres grands partis, nous les défions de se mettre ensemble et de faire la même procédure. Parce que la loi est claire ».

Bogola Haba insiste également sur la nécessité de dépasser les logiques communautaires qui, selon lui, caractérisent la majorité des partis politiques guinéens : « il faut qu’on montre qu’on a plus de partis communautaires, nous n’avons plus de parti qui dépend d’un individu. Nous avons un parti qui est représentatif, qui représente toute la Guinée et toutes les communautés. Mais pour le moment, je ne reconnais pas un grand parti existant en Guinée, après la loi L035 de novembre 2025 », a-t-il insisté.

Cette sortie intervient dans un contexte de recomposition du paysage politique guinéen, marqué par l’application de nouvelles dispositions légales visant à restructurer et formaliser les partis politiques.

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