La banlieue de Conakry s’est de nouveau réveillée dans la tourmente ce mardi 24 février 2026. Des manifestations spontanées ont éclaté dans le quartier Sangoyah mosquée (commune de Matoto), paralysant le trafic routier et les activités économiques dans la zone.
Depuis le début de la matinée, la corniche reliant Sangoyah à Matoto est le théâtre de heurts entre jeunes manifestants et forces de l’ordre. Des barricades de fortune ont été érigées et des jets de pierres jonchent la chaussée, rendant tout passage de véhicule impossible.
L’origine de la colère : un accident impliquant la gendarmerie
Selon les témoignages recueillis sur place, l’étincelle serait venue d’un incident de la route impliquant un véhicule de la gendarmerie. Un jeune manifestant, interrogé par notre reporter, explique la situation :
« C’est le véhicule des gendarmes qui a percuté et blessé une dame. Le problème, c’est qu’ils ont tenté de quitter les lieux sans lui porter secours, ni assurer sa prise en charge. C’est cette attitude qui a provoqué la colère des jeunes. »
Une zone totalement paralysée
L’impact de ce mouvement d’humeur ne s’est pas fait attendre. Par mesure de sécurité, les établissements scolaires environnants ont libéré les élèves et les commerces ont baissé leur rideau.
Au moment où nous mettons sous presse, la situation demeure extrêmement tendue. Les forces de défense et de sécurité tentent de disperser les manifestants pour rétablir l’ordre, alors que les activités restent totalement à l’arrêt dans le secteur.

