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Ramadan à Conakry : Alerte sur les produits impropres à la consommation

Pendant ce mois béni du Ramadan, une ombre plane sur les étals : celle de commerçants véreux qui profitent de la ferveur religieuse pour écouler des produits impropres à la consommation. En quête de profits faciles, ces derniers déversent sur le marché des denrées dont la qualité laisse à désirer, au péril de la santé publique.

Un danger invisible dans nos assiettes

Trop souvent, les consommateurs, pressés de se ravitailler, négligent les règles de base : vérification des dates de péremption, examen des modes de conservation ou traçabilité des produits. Lait en poudre, bouillons, boissons sucrées ou conserves… la liste est longue.

Le risque est particulièrement élevé sur les artères de Conakry, où des denrées périssables sont exposées de longues heures sous un soleil de plomb. Ces produits, censés être maintenus au frais, subissent des altérations chimiques irréversibles. Ce sont les populations des quartiers défavorisés, cibles privilégiées de la vente à la criée, qui paient le prix fort de ce manque d’hygiène.

Entre ferveur et business

Si le Ramadan est un moment de spiritualité et de partage, il est aussi le théâtre d’un véritable boom économique. Des vendeurs de dattes aux commerçants de fruits secs, beaucoup espèrent réaliser en quelques semaines le chiffre d’affaires de plusieurs mois.

Le commerce s’intensifie également autour des mosquées. Aux abords des lieux de culte, la vente d’articles religieux — Corans, chapelets, boubous — bat son plein, transformant les rues en véritables carrefours d’échanges où solidarité et commerce tentent de cohabiter.

L’urgence d’une régulation stricte

Face à cette situation, l’intervention du service des Normes et Qualité est impérative. Si le législateur guinéen a prévu des sanctions, force est de constater qu’elles manquent de caractère dissuasif. Au-delà de la répression, une sensibilisation accrue des consommateurs et une formation des commerçants à la gestion des stocks sont indispensables.

Le premier réflexe de chaque citoyen doit rester la vigilance : la foi ne doit pas faire oublier la prudence.

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