La chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a rendu, ce mardi 17 février 2026, un arrêt très attendu dans le dossier visant l’ancien ministre Ibrahima Kourouma. Condamné en première instance à quatre ans d’emprisonnement ferme, l’ancien ministre de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation été déclaré non coupable et renvoyé des fins de la poursuite pour délits non constitués.
Placée sous la présidence du juge Francis Kova Zoumanigui, la juridiction d’appel a estimé que les faits reprochés, notamment le « détournement de deniers publics » et « l’enrichissement illicite », n’étaient pas suffisamment établis.
Dans son arrêt, la chambre des appels a déclaré le prévenu non coupable des faits présumés de détournement portant sur un montant évalué à 612 milliards de francs guinéens et 12 millions de dollars américains. En conséquence, elle a ordonné son renvoi pur et simple des fins de la poursuite.
En première instance, la chambre de jugement avait reconnu Ibrahima Kourouma coupable et l’avait condamné à quatre ans d’emprisonnement, assortis d’une amende de trois milliards de francs guinéens. La juridiction avait également prononcé la confiscation de ses biens au profit de l’État.
Lors des plaidoiries en appel, la partie civile avait sollicité la condamnation de l’ancien ministre au paiement de cinq milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts, pour réparer un préjudice estimé à plus de 612 milliards de GNF. Mais la juridiction d’appel n’a pas suivi cette argumentation : elle a débouté l’État de toutes ses prétentions et ordonné la restitution des biens saisis d’Ibrahima Kourouma.
Il convient de rappeler qu’Ibrahima Kourouma était détenu à la Maison centrale de Conakry depuis le 21 avril 2022, après son inculpation par la CRIEF.

