
Il a notamment mis en exergue les orientations du Garde des Sceaux, Ibrahima Sory II Tounkara, visant à structurer et moderniser le mécanisme de gestion des biens confisqués. Ces orientations reposent, a-t-il précisé, sur des principes de transparence, de traçabilité et de responsabilité, avec l’objectif de faire de l’AGRASC « un instrument crédible, moderne et performant au service de la justice et de l’État ».
La réunion avait pour objectifs de renforcer la coordination entre l’Agence et les juridictions, d’améliorer la circulation de l’information et de mettre en place un cadre de collaboration permanent. Les agents référents, considérés comme le « point de jonction » entre l’AGRASC et les tribunaux, sont appelés à assurer la remontée rapide et fiable des informations relatives aux mesures de saisie et de confiscation.
Selon lui, les agents référents entendent jouer pleinement leur rôle dans les juridictions de l’intérieur du pays. « Nous serons l’interface entre l’AGRASC et les juridictions. Nous fournirons des informations fiables pour garantir la sécurité et la transparence dans la gestion des biens saisis et confisqués », a-t-il ajouté, précisant que leur mission consistera également à faciliter la transmission des décisions judiciaires afin de permettre à l’Agence de prendre possession des biens dans les délais prévus par la loi.
Des outils pour une gestion plus transparente
Au cours des travaux, plusieurs axes ont été abordés, notamment la présentation détaillée des missions des agents référents, la mise en place d’un mécanisme opérationnel de liaison permanente et l’introduction d’outils de centralisation et de traçabilité des pièces.
Pour Mohamed Diawara, ces dispositifs doivent permettre une gestion « plus efficace, plus transparente et plus sécurisée » des avoirs saisis sur l’ensemble du territoire national. Il a insisté sur le fait que la valorisation de ces biens participe directement à la consolidation de la lutte contre l’impunité et à la protection des intérêts de l’État.
Le Directeur général de l’AGRASC a salué la qualité des échanges et souligné que cette réunion marque le début d’une dynamique nouvelle fondée sur la coordination et la confiance entre les différents acteurs de la chaîne judiciaire.
Selon lui, les participants ont notamment permis de renforcer le cadre de collaboration entre l’AGRASC et les juridictions, de clarifier les missions des agents référents, d’harmoniser les procédures de transmission des informations relatives aux saisies et confiscations, mais aussi de poser les bases d’un mécanisme opérationnel de liaison permanente.
« Ces acquis sont essentiels. Ils permettront de garantir davantage de célérité, de sécurité et de transparence dans la gestion des biens placés sous main de justice », a-t-il affirmé.
Mohamed Diawara a également rappelé que l’efficacité de l’Agence dépend désormais en grande partie du travail des agents référents sur le terrain. « En quittant cette salle, vous n’êtes plus seulement des participants à une réunion. Vous êtes désormais des acteurs clés d’un dispositif national appelé à renforcer la crédibilité de notre système judiciaire », a-t-il lancé, invitant chacun à exercer sa mission avec rigueur, professionnalisme et sens de l’État.

