Le procès du colonel Bienvenu Lamah s’est poursuivi ce lundi 16 février 2026 au tribunal de première instance de Dixinn, délocalisé à la Cour d’appel de Conakry. À la barre, les parties civiles ont livré des récits bouleversants, parmi lesquels celui de Madame Tamar Thiam.
Elle a raconté les événements tragiques du 28 septembre 2009 au stade. Selon elle, dès leur arrivée à Dixinn Terrasse, les portes étaient fermées et la tension montait. Des coups de feu ont éclaté vers 8h30, faisant tomber un jeune homme sous leurs yeux. Alors qu’elle tentait de fuir les tirs et les gaz lacrymogènes, Tamar Thiam a été rattrapée et frappée par des policiers et gendarmes, subissant une douleur atroce au bras gauche.
Elle a également décrit l’entrée dans le stade aux côtés de Bah Oury, précisant que les micros étaient hors service et que le chaos et la panique s’étaient rapidement installés. Selon elle, certaines personnes traînant Jean-Marie Doré ne portaient pas d’uniformes militaires, mais des tenues civiles, avec armes blanches, bouteilles et cordes.
Enfin, Tamar Thiam a témoigné de violences faites aux femmes : à la sortie, elles étaient séparées en trois groupes, certaines molestées, d’autres mises à l’écart, et d’autres encore emmenées vers une destination inconnue. Elle a affirmé avoir été témoin d’entorses, de fractures et de scènes d’une extrême brutalité.
Procès du 28 septembre : des femmes traînées, séparées et embarquées vers des destinations inconnues, témoigne Tamar Thiam

