Site icon Guinéenews©

Fouille « inopinée » à la Maison centrale de Conakry : la Gendarmerie présente les premiers éléments de l’enquête

La Gendarmerie nationale a livré les premiers détails relatifs à la fouille inopinée menée le mardi 10 février 2026 à la Maison centrale de Conakry. L’information a été rendue publique à travers une vidéo de 2 minutes 41 secondes partagée tard dans la nuit du mercredi 11 février 2026 par la Direction de la Communication et de l’Information de la Présidence (DCI).

Selon les explications fournies par le Haut Commandement de la gendarmerie nationale, à travers la Direction centrale des investigations judiciaires, cette opération a permis de mettre au jour un vaste réseau d’objets prohibés au sein de l’établissement pénitentiaire.

L’élément de reportage de la DCI indique que cette opération de fouille « a permis la découverte d’un important réseau d’objets prohibés à l’intérieur de l’établissement pénitentiaire ».

Au cours de cette intervention, d’importantes quantités de produits et d’objets interdits ont été saisies : « Les forces de défense et de sécurité ont saisi du chanvre indien, du crack, du tramadol, du valium, plusieurs téléphones portables, des armes blanches ainsi qu’une somme d’argent en espèces ».

Le reportage évoque également l’existence d’activités criminelles coordonnées depuis l’intérieur même de la prison : « Certains détenus coordonnent depuis leurs cellules, diverses activités criminelles à l’extérieur, notamment des arnaques via de faux comptes sur les réseaux sociaux, des faits de harcèlement, des vols d’identité, du trafic de drogue et d’autres actions organisées en réseau ».

Un agent pénitentiaire interpellé

Dans le cadre de cette opération, un sergent-chef garde pénitentiaire en service a été interpellé par le Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN).

Selon l’élément de reportage de la DCI, « Il (le sergent-chef, ndlr) a été surpris en possession d’un sac contenant une importante somme d’argent, des substances psychotropes, notamment du chanvre indien et du crack, ainsi que plusieurs téléphones portables et divers objets prohibés. À cet effet, le commandement de la gendarmerie nationale à travers la direction centrale des investigations judiciaires a présenté le prévenu ce mercredi 11 février 2026 ».

Les premiers éléments de l’enquête évoquent une possible complicité impliquant certains agents pénitentiaires. Les investigations se poursuivent afin d’identifier toutes les ramifications, tant internes qu’externes.

Au-delà des interpellations déjà enregistrées, les autorités annoncent que l’ensemble de la chaîne de responsabilité sera examinée.

Les autorités assurent par ailleurs que ces opérations de contrôle seront intensifiées dans les différents centres pénitentiaires du pays, dans l’optique de renforcer la sécurité et de prévenir toute activité criminelle organisée depuis les établissements carcéraux.

Quitter la version mobile