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Tumultes à la Maison centrale : les audiences paralysées par la non-extraction des prévenus

Les troubles survenus ce mardi à la Maison centrale de Conakry ont eu des répercussions immédiates sur le fonctionnement des juridictions de la capitale. Ce mercredi, aucun prévenu détenu dans cet établissement pénitentiaire n’a pu comparaître devant les tribunaux, en raison de leur non-extraction par les agents pénitentiaires.

Des Tribunaux de première instance de Kaloum et de Mafanco à la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF), les audiences ont été fortement perturbées. Plusieurs dossiers inscrits au rôle n’ont pas pu être examinés, faute de comparution des prévenus placés en détention provisoire à la Maison centrale.

À la CRIEF, dix affaires étaient programmées ce mercredi devant la chambre de jugement. Dès l’ouverture de l’audience, le substitut du procureur spécial, Amiata Kaba, a attiré l’attention de la cour sur l’impossibilité de faire comparaître les prévenus, détenus. Pour ce motif, le ministère public a sollicité un renvoi à huitaine.

Au nom du respect du principe du contradictoire, le président audiencier, Yacouba Conté, a décidé de renvoyer l’ensemble des dossiers concernés par cette non-extraction. Les affaires impliquant des prévenus en détention ont ainsi été reportées à une date ultérieure.

Parmi les dossiers impactés figure celui de l’ancien président de la Cour constitutionnelle, Mohamed Lamine Bangoura, et de ses coprévenus. Cette affaire devait connaître sa première évocation devant la chambre de jugement de la CRIEF. En raison de l’absence du principal concerné, le dossier a été renvoyé au 18 février 2026 pour l’ouverture des débats.

En attendant un retour à la normale à la Maison centrale, plusieurs procédures judiciaires restent suspendues, au grand dam des parties concernées.

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