Une mission de la Haute Autorité de la Communication (HAC) de Guinée séjourne actuellement à Kankan dans le cadre d’une vaste opération nationale de recensement, d’identification et de régulation de l’ensemble des médias opérant sur le territoire guinéen.
Cette initiative s’inscrit dans la volonté de l’institution de mieux structurer et assainir le paysage médiatique national, conformément aux textes en vigueur. À Kankan, l’opération concerne tous les types de médias, notamment les radios, les télévisions, la presse écrite et les médias en ligne à vocation informative.
« Nous sommes à Kankan pour identifier tous les médias, sans distinction. Nous vérifions leur existence légale, les autorisations dont ils disposent, l’identité de leurs responsables et les conditions dans lesquelles ils exercent. À l’issue de cette opération, nous disposerons d’une base de données fiable et d’une cartographie claire des médias opérant sur le territoire national », a-t-il déclaré.
Le chef de mission a également précisé que cette opération se déroule simultanément dans plusieurs régions du pays. Après les étapes de Kindia, Boké, Labé et Mamou, la HAC poursuit son travail dans les régions de Kankan, Faranah et N’Zérékoré, à travers des équipes déployées pour couvrir l’ensemble du territoire national.
« Il s’agit d’une opération nationale. Plusieurs équipes sont sur le terrain afin de nous permettre d’avoir une vision globale et réaliste du paysage médiatique guinéen », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, le commissaire Ahmadou Touré a rappelé aux professionnels des médias leur obligation de se conformer strictement au cadre légal en vigueur. Il a mis en garde contre l’utilisation de supports numériques non reconnus comme médias, soulignant que ces pratiques peuvent exposer leurs auteurs à des poursuites prévues par la loi relative à la cybersécurité, laquelle comporte des sanctions pénales.
« Nous demandons aux journalistes et aux responsables de médias de rester dans le cadre de la loi sur la liberté de la presse. C’est ce cadre qui protège le journaliste. En dehors de cela, notamment sur certains supports numériques, les risques sont beaucoup plus élevés », a-t-il averti.
Enfin, le chef de mission a insisté sur l’importance de l’existence légale des médias et de la détention de la carte de presse par les journalistes.
« Avoir une existence légale et une carte de presse, c’est une protection. En cas de difficulté, c’est la première chose que les autorités vérifient. Depuis 2021, la carte de presse est gratuite afin de permettre aux journalistes d’exercer leur métier en toute sécurité », a-t-il conclu.
À noter qu’après l’étape de Kankan, la mission poursuivra son travail à Siguiri, Kérouané, Mandiana et Kouroussa.

