Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a brisé le silence ce vendredi 30 janvier 2026. Pour sa première intervention depuis le lancement des opérations de déguerpissement et de dégagement des encombrants physiques sur les artères publiques par la police nationale, le chef de l’État a tenu à clarifier les motivations de cette initiative d’envergure, tout en plaçant son discours sous le signe de la pédagogie et du sens collectif.
S’adressant directement aux citoyens impactés, il a d’abord tenu à dissiper tout sentiment d’injustice ou de mépris . « (…) Les opérations de libération des routes et des abords des marchés ne sont ni une sanction, ni un manque de considération envers votre courage et votre travail quotidien. Elles répondent, avant tout, à une exigence de sécurité, de santé publique et de protection de nos populations », a-t-il écrit sur sa page Facebook.
Pour le président Doumbouya, l’occupation anarchique du domaine public constitue un péril sanitaire et sécuritaire immédiat qu’il juge impératif d’éradiquer. Il a ainsi rappelé avec gravité que vendre ou vivre au bord des axes routiers expose les familles à des risques majeurs : « les accidents de la circulation, la pollution, les maladies respiratoires, l’insalubrité alimentaire, etc. Aucune nation ne peut se développer durablement si ses routes deviennent des marchés improvisés et si la vie humaine y est constamment menacée ».
Ainsi, cette opération, bien que rigoureuse, s’inscrit selon lui dans une vision globale de modernisation et de salubrité publique. Conscient de la rudesse de la mesure, le chef de l’État a insisté sur la finalité de cette transformation : « Ces décisions sont difficiles, je le sais. Mais elles sont nécessaires pour l’intérêt général, pour une Guinée plus sûre, plus propre et plus organisée, où nos enfants pourront grandir en bonne santé et nos femmes exercer dignement et en toute sécurité leurs activités ».
Afin d’amortir l’impact social de ces déguerpissements, il a assuré que l’État et les collectivités locales sont mobilisés pour identifier des espaces adaptés, mieux organisés et plus sûrs, garantissant ainsi que les activités économiques se poursuivent dans le respect de la loi et de la dignité humaine.
Enfin, le président de la République a appelé les Guinéens à la résilience, insistant sur la nécessité d’un effort commun pour bâtir l’avenir du pays : « Je vous demande confiance, patience et sens du collectif. Le sacrifice et la discipline d’aujourd’hui sont la protection de demain. Pour nos enfants. Pour notre santé. Pour la Guinée ».

