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Grève à la CDM : la direction générale dénonce une mobilisation « illégale » et défend ses propositions sociales

La Direction générale de la Compagnie de Développement des Mines (CDM) est sortie de son silence ce vendredi 30 janvier  pour réagir à la grève déclenchée par les travailleurs de l’entreprise. Dans une déclaration transmise à Guinéeenews, la société minière dénonce une mobilisation qu’elle qualifie d’« illégale », tout en affirmant avoir respecté les textes en vigueur et formulé plusieurs propositions en faveur des employés.

Selon la direction de la CDM, le collège syndical de l’entreprise refuserait de se conformer à l’arrêté n°757 relatif au classement des employés en République de Guinée, un texte d’application spécifique au secteur minier. « Malgré de nombreuses séances de négociations avec des spécialistes, le syndicat demeure insatisfait et formule des demandes contraires à l’arrêté 757 », indique la société.

Après examen de la plateforme revendicative des travailleurs, la direction affirme avoir consenti à des efforts financiers supplémentaires. Elle annonce notamment le paiement d’une prime spéciale de 1 350 000 francs guinéens à chaque travailleur, dans un contexte où la production planifiée n’a pas été atteinte en 2025. À cela s’ajoutent, selon la même source, une augmentation de l’indemnité journalière des travailleurs atteints de maladies non professionnelles, portée à 60 000 GNF, contre 41 666 GNF prévus par la loi, ainsi qu’une prime mensuelle de 350 000 GNF et la prise en charge de l’ensemble des soins médicaux.

La Direction générale de la CDM se montre en revanche très critique à l’égard du comportement des syndicats durant le mouvement de grève. Elle affirme que des travailleurs désireux de se rendre à leur poste auraient été empêchés par « des menaces, des barricades et des agressions physiques ». La société va plus loin en révélant qu’un huissier de justice aurait été agressé dans ce contexte et serait actuellement hospitalisé.

Malgré le blocage des activités, la CDM indique que les parties prenantes sont convoquées à l’Inspection générale du travail, le lundi à partir de 10 heures, dans l’espoir de trouver une issue à la crise.

Enfin, la Direction générale assure l’opinion publique que l’entreprise « respecte la convention collective ainsi que l’arrêté 757 du ministère de la Fonction publique », réaffirmant sa volonté de rester dans le cadre légal et réglementaire en vigueur.

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