
L’atelier portait sur le référendum constitutionnel du 21 septembre 2025 et l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Il visait à analyser le déroulement de ces scrutins, à identifier les réussites et les insuffisances, et à proposer des mesures concrètes pour améliorer la préparation et l’organisation des prochaines échéances électorales.
Ouvrant la cérémonie, le gouverneur de la région administrative de Kindia, Mamadou Camara, contrôleur général de police, a salué le professionnalisme et l’engagement de la Direction générale des élections (DGE).
« Je saisis cette opportunité pour adresser à la Direction générale des élections mes sincères félicitations pour la diligence avec laquelle toutes les structures de gestion des échéances électorales ont été mises en place. Je tiens également à saluer l’efficacité, le courage et la transparence qui ont marqué la gestion de ces processus », a-t-il déclaré.
Le gouverneur a souligné le déploiement coordonné des agents électoraux à travers toutes les circonscriptions du pays, ainsi que la capacité exceptionnelle du personnel à s’adapter dans un délai record.
« Chers cadres régionaux, préfectoraux et communaux, le référendum du 21 septembre et la présidentielle du 28 décembre se sont déroulés conformément aux textes en vigueur. Certes, des manquements ont été observés, au niveau du système, des partenaires ou de certains acteurs. Mais cet atelier vise précisément à transformer ces erreurs en leviers d’amélioration pour une DGE plus performante », a-t-il ajouté.
Mamadou Camara a également insisté sur l’importance de l’autocritique, appelant chaque acteur à reconnaître ses limites et à proposer des solutions concrètes.
« Évaluer un processus électoral, ce n’est pas seulement relever les insuffisances, mais aussi reconnaître les acquis. Chaque acteur doit accepter une autocritique sans complaisance, car l’expérience s’acquiert en corrigeant les erreurs du passé », a-t-il poursuivi.
Le gouverneur a par ailleurs rendu hommage au Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, qu’il a qualifié de visionnaire et de nationaliste.
« Grâce à sa vision, un organe public chargé de la gestion du processus électoral a été mis en place. Jadis, certains doutaient de la capacité de la Guinée à organiser des élections crédibles. Aujourd’hui, nous avons prouvé le contraire », a-t-il souligné.
« C’est avec fierté et un sentiment de devoir accompli que je m’adresse à cette assemblée composée de tous les acteurs du processus électoral. Sans votre engagement, ces scrutins n’auraient pas été apaisés et acceptés par tous », a-t-elle déclaré.
Elle a rappelé que l’organisation des élections avait nécessité une mobilisation exceptionnelle sur l’ensemble du territoire national.
« Je rends grâce à Allah pour la réussite de ce travail stratégique. Je remercie le Président de la République, le Premier ministre, les autorités, mes collaborateurs et les magistrats qui se sont mobilisés comme un seul homme pour qualifier et valider notre processus électoral », a-t-elle ajouté.
La DG de la DGE a ensuite présenté les principales mesures issues de l’atelier pour renforcer le système électoral en Guinée :
- le renforcement de la formation des agents électoraux ;
- la mise à jour du fichier électoral afin d’éliminer les doublons et les erreurs ;
- l’amélioration de la logistique et la sécurisation des bureaux de vote ;
- le renforcement de la communication et de la transparence à travers les médias et les plateformes numériques ;
- la création d’un comité de suivi post-électoral chargé de veiller à l’application des recommandations.
« Ces mesures constituent une véritable feuille de route pour renforcer la confiance des citoyens et préparer des élections encore plus crédibles », a-t-elle affirmé.
La Directrice générale des élections a également insisté sur le caractère décentralisé et inclusif de l’évaluation, amorcée à travers des ateliers préfectoraux. Les responsables communaux ont présenté leurs rapports, identifié leurs forces et leurs faiblesses, et accepté la critique constructive des acteurs du consensus électoral.
« Identifier nos réussites et nos insuffisances est essentiel pour mieux préparer l’avenir. L’expérience acquise doit servir à renforcer nos services et à consolider la démocratie », a-t-elle conclu.
Il convient de rappeler que cet atelier de Kindia constitue une étape majeure dans la consolidation du système électoral guinéen. En tirant les leçons du passé, en valorisant les acquis et en corrigeant les insuffisances, les autorités et les acteurs impliqués entendent garantir des élections futures plus transparentes, crédibles et largement acceptées.
Par le renforcement de la formation, de la logistique, de la communication et du suivi post-électoral, la Guinée pose ainsi les bases d’un processus électoral moderne et fiable, gage de confiance pour les citoyens et l’ensemble des acteurs politiques.

